Manifeste de la Montagne Intérieure

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Manifeste de la Montagne Intérieure

ou l’ermitage du quotidien

Dans notre sangha, plus encore que dans d’autres, chaque petits groupes de pratiquants (groupes ou ermitages Zen) est, par nature, isolé des autres groupes de la DWZS/OZHY. Pour tous il s’agit d’un vœux personnel, d’une voie radicale dans l’expression, locale, de notre pratique du Zen.

Inspiré tant par les fondateurs même du Zen, qui tous passèrent une partie de leur vie en ermitage, que par différents grands maîtres de notre tradition, nous avons choisi d’appeler ermitage Zen nos lieux de pratique. Outre le respect que l’on peut porter à ce mode de pratique, notre réalité quotidienne de moine réformé/moderne en Occident (travaillant dans le monde et/ou étant marié) ressemble étrangement à la condition des ermites Zen qui de toutes les époques se retiraient dans les montagnes pour vivre leur pratique à l’épreuve de la vie.

En effet, quiconque a déjà fait l’expérience d’une retraite solitaire ou d’une intense pratique seul sait que le romantisme lié à la pseudo vie d’ermite disparaît bien vite et que c’est aux choses les plus quotidiennes, les plus universelles aussi, que l’on a affaire dans ce mode de pratique. De plus, que l’on participe à une grande retraite de plusieurs centaines de moines ou que l’on soit dans une retraite solitaire, notre pire ennemi reste le plus souvent … nous-même.

Une grande sangha est certainement une aide dans la pratique. Le véritable feu intérieur que l’on ressent physiquement dans l’un de ces grands rassemblements est un élément essentiel de la vie d’un pratiquant. Et nous conseillons à tous les pratiquants de participer à ces événements dans un esprit d’ouverture, selon les besoins et les possibilités.

Pour nous, ce n’est cependant pas le centre de la vie d’un pratiquant.

La plupart des moines du Zen ayant désormais pour quotidien leur travail et leur famille, nous pensons que nous devons mettre l’accent sur ce que nous voyons comme le véritable centre de notre pratique… notre quotidien ( le lieu de travail, la table familiale, le bon vieux coussin recousu dans le coin d’une chambre, … ).

C’est pourquoi dans l’esprit de simplicité des maîtres de nos lignées Chan et Zen, nous pratiquons dans ce que nous appelons nos ermitages Zen. Ces ermitages n’offrent pas tous les services que peuvent partager un temple ou un monastère, ils n’en ont pas la vocation.

Ils ne sont pas non plus des lieux de discussions ou de sociabilisation. Ils ne sont en aucun cas des lieux de prosélytisme ou de sectarisme.

Un ermitage en est un lieu où un pratiquant sincère pratique quotidiennement, et partage éventuellement sa pratique, constituant ainsi un petit groupe de pratiquants. Chacun de nos moines pleinement ordonnés est également un Enseignant du Dharma (Dharma Teacher) et un Récipiendaire du Dharma (Dharma Holder) de la DWZS/OZHY.

A ce titre tous peuvent transmettre les préceptes aux étudiants et partager leur pratique dans leurs ermitages ou sur internet. Cependant, aucun d’entre nous n’est rémunéré pour le faire ou ne peut en faire son gagne-pain.

C’est donc un réseau relativement libre et ouvert de tout petits groupes qui se dessine. Et c’est précisément cela qu’est notre sangha. Un lien, un lignage, un dialogue entre ces différents groupes et pratiquants unis dans leur sincère pratique quotidienne d’une assise et d’une liturgie Zen commune.

Naturellement, dans ce type de petite structure les pratiques et rencontres régulières entre Enseignant du Dharma et étudiant sont absolument essentielles. Elles sont ce qui fait toute la beauté de cette pratique où l’on est, paradoxalement, à la fois très loin et très proche de son Enseignant du Dharma. Plus que jamais, en cette époque où la technologie est jusque dans nos poches, la distance et le temps s’évanouissent pour nous aider à manifester le Dharma.

Dans cet esprit, le site de notre sangha (dharmawindszensangha.org) est la grande porte de notre monastère sans porte. Toute personne intéressée étant invitée à nous contacter via le formulaire de la page Contacts/Links

Le véritable Bodhimandala, le stupa spirituel, est là ou un pratiquant sincère pratique la voie. Dans cet esprit nous invitons chacun à apprécier sa pratique et à la manifester sincèrement pour le bien de tous les êtres, au-delà de la critique ou des honneurs, des conventions et des préférences.

Puissent chacun de nos novices et moines pleinement ordonnés trouver et manifester la Montagne Intérieure, la Voix du Silence, la source toujours jaillissante … en eux-même.

Amituofo !

Amituofo !

Amituofo !

Edit: An English translation from Google translation service:

Manifesto of the Inner Mountain or the hermitage of everyday life

In our sangha, even more than in others, each small group of practitioners (Zen groups or hermitages) is, by nature, isolated from the other groups of the DWZS / OZHY. For all this is a personal wish, a radical way in the local expression of our practice of Zen.

Inspired by the very founders of Zen, who all spent part of their lives in hermitage, and by different great masters of our tradition, we chose to call our Zen hermitage our place of practice. In addition to the respect that can be attached to this mode of practice, our daily reality of a reformed / modern monk in the West (working in the world and / or being married) is strangely similar to the condition of the Zen hermits who, from all ages, retreated to the mountains to live their life-proof practice.

Indeed, anyone who has ever experienced a solitary retreat or intense practice alone knows that the romanticism associated with the pseudo-hermit life disappears quickly and that it is the most everyday things, the most universal, that we are dealing with this mode of practice. In addition, whether one participates in a large retreat of several hundred monks or that one is in a solitary retreat, our worst enemy remains most often … ourselves. A great sangha is certainly a help in practice. The real inner fire that one feels physically in one of these large gatherings is an essential part of a practitioner’s life. And we advise all practitioners to participate in these events in a spirit of openness, according to the needs and possibilities. For us, however, this is not the center of a practitioner’s life. Since most Zen monks now have their work and their families on a daily basis, we think we need to focus on what we see as the real center of our practice … our everyday life (the workplace, the family table, the good old cushion stitched in the corner of a room, …). This is why in the spirit of simplicity of the masters of our lineage Chan and Zen, we practice in what we call our Zen hermitages. These hermitages do not offer all the services that can share a temple or a monastery, they do not have the vocation. They are also not places of discussion or socialization. They are in no way places of proselytism or sectarianism. A hermitage is a place where a sincere practitioner practices daily, and eventually shares his practice, thus constituting a small group of practitioners. Each of our fully ordained monks is also a Dharma Teacher and DWZS / OZHY Dharma Holder. As such, all can transmit the precepts to students and share their practice in their hermitages or on the internet. However, none of us are paid to do so or can make a living. It is therefore a relatively free and open network of very small groups that is emerging. And that is precisely what our sangha is. A link, a lineage, a dialogue between these different groups and practitioners united in their sincere daily practice of a common Zen liturgy and liturgy. Naturally, in this type of small structure the regular practices and meetings between Dharma Teacher and student are absolutely essential. They are what makes all the beauty of this practice where one is, paradoxically, both very far and very close to his Dharma Teacher. More than ever, at this time when technology is in our pockets, distance and time fade away to help us manifest the Dharma. In this spirit, the site of our sangha (dharmawindszensangha.org) is the great door of our monastery without a door. Anyone interested is invited to contact us via the form on the Contacts / Links page The real Bodhimandala, the spiritual stupa, is where a sincere practitioner practices the way. In this spirit we invite everyone to appreciate his practice and to manifest it sincerely for the good of all beings, beyond criticism or honors, conventions and preferences. May each of our novices and monks fully ordained to find and manifest the Inner Mountain, the Voice of Silence, the spring still gushing … within themselves.

Shi Yao Xin

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Dharma Winds Zen Hermitage / Ermitage Zen Vents du Dharma, Namur (Belgique)

Manifester les racines!

IMG_20161106_215737.jpgAfin de clarifier notre identité et notre pratique auprès de nos lecteurs, la DWZS/OZHY à choisi d’expliciter les liens qui l’unissent, depuis de nombreuses années, au Dharma Soto Zen de la lignée de Matsuoka Roshi et de Shi Shen Long ( Ryugen Fisher), au travers de Shi Shen Xi (fondateur de l’Order of Engaged Buddhists-OEB).

Par conséquent, la page d’accueil ainsi que la page de présentation anglaise ont été actualisée, en concertation avec le prieur d’OEB et l’abbé du Zen Buddhist Order of Hsu Yun.

Nous espérons refléter ainsi au mieux le coeur de notre pratique, faite d’un dialogue entre nos racines chinoises et japonaises avec notre réalité occidentale.

Puissions nous transcender tout sectarisme et manifester les racines de notre pratique au coeur de nos vies!

Amituofo! Amituofo! Amituofo!

Shi Yao Xin

Histoire Zen de Ming Zhen 07

C’est avec plaisir que nous vous partageons la septième histoire Zen de Ming Zhen.

Comme les précédentes, c’est une histoire simple mettant en lumière des aspects pratiques de la voie.

Nous espérons pouvoir partager les 10 premières histoires dans un livret au format pdf d’ici la fin de l’année. Les trentes autres suivront dans les années à venir.

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Histoire Zen de Ming Zhen 7

Le Roi Singe
Chers amis,

Combien de fois assignons une tâche à quelqu’un qui n’a pas qualité pour le faire. Nous prenons la solution la plus facile pour lui assigner une tâche … peut-être parce qu’il est notre ami et que nous voulons lui montrer que nous avons confiance en lui. Ou parce que nous sommes tellement occupés, que nous lui attribuons cette tâche et puis nous l’oublions, espérant que tout ira pour le mieux.

L’état alerte de l’esprit zen nous oblige à être certains que la personne est en mesure d’effectuer la tâche. L’action juste du zen exige que nous nous rendions compte que, bien que l’homme puisse recevoir des louanges s’il se comporte bien, il puisse recevoir également le mépris et le ridicule s’il échoue. Et parfois, quand c’est le cas, beaucoup de dégâts peuvent être fait. Ce n’était que la conséquence de notre mauvais choix s’il était responsable de ces dommages, et ainsi le Zen exige que nous tenions compte de ces conséquences. Voici une courte histoire illustrant ce point.
Joint à un palais, il y avait un jardin potager entretenu par un très consciencieux jardinier. Il y avait aussi une troupe de singes qui occupaient les arbres autour du jardin.

Le jardinier a souvent parlé au roi singe et les deux sont devenus des amis.
Un jour, le jardinier a appris qu’il y aurait une grande fête dans une ville voisine. Il voulait assister aux festivités, mais comme c’était la saison sèche et il était important que les légumes soient arrosés.

«Voulez-vous arroser les légumes pour moi pendant que je m’absente? « demanda le jardinier du roi singe. «Certainement», dit le singe. « Mais je ne sais pas quelle quantité d’eau donner aux plantes. »

« Tout dépend du système racinaire de la plante», a déclaré le jardinier. « Si la racine de la plante est longue et profonde, la plante nécessite très peu d’eau. Mais si la racine est courte et peu profonde il lui faudra plus d’eau « .

« Ah, » dit le roi singe. « Je comprends. »
Une semaine plus tard, le jardinier est revenu et force est de constater que chaque plante dans le jardin avait été retirée, et que la plupart d’entre elles étaient mortes ou mourantes.

« Qu’avez-vous fait? «demanda le jardinier d’un air furieux au roi singe.
« J’ai fait exactement comme vous l’aviez dit. J’ai donné plus d’eau pour les plantes avec des racines courtes que je n’en donnais aux plantes avec de longues racines. Mais pour affirmer la longueur de la racine des plantes, il me fallait les retirer de terre « .

Sachons donc percevoir la racine des maux auxquels nous nous attaquons!

Traduction par Qian Xin, révisions par Shi Yao Xin

Fête des ancêtres et des esprits

 

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Autel aux ancêtres avant la cérémonie au Dharma Winds Zen Hermitage, Namur (Belgique)

C’est avec joie que nous souhaitons à nos frères bouddhistes une bonne fête des ancêtres et des esprits!

Bien que fêtée dans les pays asiatiques au coeur de l’été, cette manière ne convient que peu à nos réalités occidentales, c’est pourquoi nous fêtons les ancêtres et les esprits autour de la Toussaint et de la fête des morts dans notre ordre.

Lors de cette cérémonie nous avons chanté les louanges d’usage et les mantras destinés à consacrer nos offrandes aux esprits, symbolisés par une petite stèle.

Puisse les Bouddhas des 10 directions aider tous les êtres à trouver le chemin de l’illumination, en eux et autour d’eux!

Le « Véritable Zen »

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Certains recherchent « le véritable zen » en discriminant les autres traditions pour ce qu’elle font ou ne font pas, disent ou ne disent pas. Avoir tort ou raison n’a pourtant aucun sens dans le Zen. Seul compte le fait de manifester la vérité. Celle qui est vécue, mâchée et remâchée, celle que chacun vit et exprime différemment.

Personne ne peut manifester la réalité telle que vécue intimement par une autre personne. Personne ne peux le faire à votre place. Chercher à savoir qui a raison ou tort c’est comme discuter de la qualité de la charpente lorsque la maison est en feu. Souvent ce n’est que sophisme et rhétorique… mais ça n’est pas le Zen.

Alors, zennistes, channistes et bouddhistes de tous poils, manifestez VOUS-MÊME la manière dont vous expérimentez la Voie. Ne basez pas votre pratique sur les argumentations, ce pourquoi les autres auraient tort de vivre la pratique de telle ou telle manière. Il y a mille couleurs dans l’arc en ciel des traditions. Tous enseignent la même vérité:

Le Zen c’est la manifestation personnelle de notre nature universelle. Celle-ci englobant toutes choses en tout lieux, en nous et autour de nous, sans aucunes distinctions.

Shi YaoXin

 

Hanshan et la Sagesse du Bodhisattva Avalokitesvara

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Maitre Hanshan Deqing

Nous tenons à partager l’un des textes en cours de traduction en vue de la future publication du livret « GuanYin: La Voix du Silence ». Celui-ci est un extrait de l’autobiographie de maitre Hanshan Deqing, dans la traduction de notre chère Vénérable MingZhen Shakya. Comme pour nos autres livret, il s’agit d’une « traduction méditée » à partir de notre pratique, des enseignements reçus et de toutes les traductions existantes en langues occidentales. Tous comme les livrets et traductions précédentes, ce texte est partager dans une version non définitive afin de profiter à tous les pratiquants sincères.

Hanshan et la Sagesse du Bodhisattva Avalokitesvara

Lorsque nous arrivâmes à la cabane, les sons hurlant des vents et des eaux me dérangeait beaucoup. Puisque ça n’avait pas l’air de déranger le Vénérable MiaoFeng, je lui demandais de bien vouloir m’instruire. Il me dit: « La perturbation que vous ressentez est créée par votre propre esprit. Vous vous êtes attaché au son et de ce fait vous l’interprétez comme étant du bruit. Vous devriez écouter attentivement, vous concentrant dans le simple acte de l’écoute jusqu’à ce qu’aucune pensée ne surviennent en votre esprit. Les anciens disaient que quiconque entend sans attachement, c’est-à-dire quiconque perçoit les sons sans faire naître les pensées, atteindra sans délais la Sagesse de toute chose du Bodhisattva Avalokitesvara. »

Espérant maîtriser cette technique, Je m’entrainais sur un pont de bois chaque jour et j’essayais d’écouter le bruit de l’eau sans penser à quoi que ce soit. Tout d’abord, tout ce que je pu entendre n’était que bruit. Mon esprit ne cessait de penser. Mais, après un peu de pratique, mon esprit commença à se calmer. Puis, un jour, mes pensées se sont arrêtées, calmes telles les eaux d’un lac, j’étais si immerger dans le son que je me suis oublié. Le bruit et ma propre existence se sont évanouis. La sérénité enveloppa mon esprit. Après cela, à chaque fois que j’entendais un son qui auparavant me dérangeait, tout ce que j’avais à faire c’est de me concentrer sur ce son sans m’y attacher mentalement et je me retrouvais dans le même état serein.

Tous les jours je cuisinais du riz et le mangeait avec des légumes et du gruaux de céréale. Ensuite, après les repas, je m’en allait marcher un peu. Mais un jour, alors que je marchais, je m’arrêtais subitement et me tins immobile, et en ce moment d’extase, j’entrais en Samadhi. Très vite, je ne vis plus rien qu’une grande lumière, ronde et pleine, pure et calme telle un grand miroir rond. Les montagnes, les rivières et la grande terre toute entière apparurent dans le miroir. Lorsque je revins à moi, je revins à la cabane et je remarquais que les ustensiles que j’utilisais pour cuire le riz étaient couverts de poussière. Combien de temps suis-je resté en Samadhi? Je ne saurais le dire. Je vivais seul à l’époque, ainsi que personne n’a pu m’aider à savoir combien de temps avait duré cette expérience d’illumination.

Ma compréhension du Zen s’était approfondie. Tous mes précédents doutes s’évanouirent et mon esprit devint merveilleusement clair. Ensuite, dans la suite de la grande lumière qui me pris, je composais ces lignes:

« Lorsque l’esprit ne cesse de cascader (de pensée en pensée),

Comment la vision pourrait-elle ne pas être obscurcie?

Lorsque l’esprit s’arrête, même un moment,

Tout devient parfaitement clair!

L’esprit qui se meut polit les briques d’argile.

Dans l’immobilité, trouvez le miroir!

Trésors du Shurangama: Instructions sur l’Esprit Un

img_20161001_164955 Aujourd’hui (O5 octobre ou premier week-end d’octobre) notre sangha fête Bodhidharma et tous les Patriarches jusqu’à Huineng par la cérémonie de récitation d’hommage à la lignée et la récitation du traité des deux entrées du Premier Patriarche, Maitre Bodhidharma.

Nous voulions profiter de cette occasion pour partager l’un des textes en cours de traduction en vue de la future publication du livret « GuanYin: La Voix du Silence ». Celui-ci est un extrait du Shurangama Sutra où le Bouddha éclaire Ananda sur la manière de s’harmoniser avec nos sens et leurs objets. Un texte fondamental du Zen Chinois (Chan) et particulièrement de la tradition du GuanYin FaMen (Porte du Dharma de GuanYin) qui sera l’objet principal du futur livret. Comme pour nos autres livret, il s’agit d’une « traduction méditée » à partir de notre pratique, des enseignements reçus et de toutes les traductions existantes en langues occidentales. Tous comme les livrets et traductions précédentes, ce texte est partager dans une version non définitive afin de profiter à tous les pratiquants sincères.

 Instructions sur l’Esprit Un

Ananda dit : « Honoré du Monde, comme a dit le Bouddha, la Terre de l’Esprit (esprit fondamental ou foncier) utilisée comme point de départ dans la quête de la Réalité doit être compatible avec la Terre de Conséquence (l’effet, le fruit « des actes »). Honoré du Monde, bien que la réalisation de la conséquence soit nommé de sept différentes façons : Bodhi, Nirvana, l’Absolu, Nature de Bouddha, Connaissance Immaculée (AmalaVijnana), Réceptacle Immatériel du Tathagata, le Grand Miroir de la Sagesse, il est pur, clair et parfait et sa Substance ne change pas, il est tel le diamant royal (Maha Vajra) qui est permanent et indestructible. À présent (nous savons) que la faculté de voir ou d’entendre ne possèdent pas de nature indépendante en l’absence de lumière ou d’obscurité, de mouvement ou d’immobilité, d’ouverture ou d’obstruction, et sont tels le mental (pensant) qui cesse d’exister en l’absence de données provenant des sens (stimuli). Comment peuvent-ils être le point de départ dans la quête des Sept Fruits permanent des Tathagatas ? Honoré du Mode, la vue cesse en l’absence de lumière ou d’obscurité, tel le mental qui cesse lorsqu’il n’y a pas de phénomènes extérieurs.

Investiguant tout cela, je recherche en vain mon esprit (le sujet) et les objets mentaux : quel cause/départ devrais-je choisir dans ma quête pour la Suprême Bodhi ? Est-ce que le précédent enseignement sur la nature de la vision, qui est précieux pur, parfait et permanent, contredit vos « véritables Mots », est-ce que tout cela n’est qu’une sophistique (un jeu de concepts) ? Pourriez-vous par compassion éclaircir mes illusions et mes perplexité. »

Le Bouddha répondit «  Tu as augmenter ton savoir en écoutant les enseignements mais tu n’as pas totalement réussi à sortir du courant de la transmigration. Bien que tu connaisses les causes de ton mal, lorsque tu te trouves en sa présence, tu n’arrives pas du tout à le reconnaître. Ta confiance/foi (en ta Nature Véritable) n’est pas parfaite, je vais à présent éclaircir tes doutes. »

Le Bouddha demanda alors à Rahula de frapper la cloche. Il demanda ensuite à Ananda, « Entends-tu ? » Ananda et tous les membres de l’Assemblée répondirent positivement. Lorsque le son de la cloche ne se fit plus entendre, le Bouddha demanda à nouveau «  Est-ce que tu l’entends toujours ? » Tous répondirent négativement, Rahula frappa à nouveau la cloche et le Bouddha demanda : «  L’entendez-vous ? Tous répondirent à nouveau positivement, Le Bouddha demanda alors à Ananda : «  Qu’est ce que tu veux dire par entendre ou ne pas entendre ? » Ananda et les autres répondirent lorsque la cloche est frappée, on appelle cela entendre et lorsque le son et son échos cesse, on appelle cela ne pas entendre.

Le Bouddha demanda à nouveau à Rahula de frapper la cloche et demanda à Ananda : «  Y-a-t-il un son ? »  Ananda et les autres répondirent qu’il y avait un son, celui de la cloche. Lorsque l’écho cessa le Bouddha demanda : «  Et à présent, y-a-t-il un son ? »  Tous répondirent qu’il n’y en avait aucun. Rahula frappa à nouveau la cloche le Bouddha demanda : «  Y-a-t-il un son ? » Tous répondirent positivement. Le Bouddha demanda alors à Ananda «  Que veut tu dires par son et absence de son ? »  Ananda et les autres répondirent qui lorsque la cloche était frappée, il y avait un son et lorsque le son et son écho cesse, c’était appelé absence de son.

Le Bouddha dit «  Pourquoi parle tu si légèrement ? «  Ananda et les autres demandèrent «  Pourquoi dites vous que nous parlons légèrement ? »  Le Bouddha répondit «  Lorsque je vous ai parlé de l’écoute vous m’avez parlé d’écoute, lorsque je vous ai parlé de son, vous avez parlé de son. Et vos réponses sur l’écoute et les sons étaient bien ambiguës : comment pourrait-elle ne pas être appelée légères »

« Ananda, lorsque tant le son que son échos cesse, tu parle de ne plus entendre, si cela avait été le cas, la nature (de l’ouïe) serait morte telle une bûche moisie, mais alors, lorsque la cloche est à nouveau frappée, comment se fait-il que tu l’entendes (à nouveau) ? L’existence et la non-existence ne concerne que le son, qui peut être ou ne pas être présent, mais comment la nature (de l’ouïe) poursuivrait tes propres discriminations jusqu’à exister ou pas (selon tes propres vues) ? Si (l’ouïe) avait vraiment cessée, qui savait qu’il y avait absence de son ? (cf. entre deux souffles, deux pensées)

«  De ce fait, Ananda, dans ton ouïe, le son peut exister ou ne pas exister mais cela ne signifie pas que le son, entendu ou pas, est la cause de l’existence ou de la non-existence de ton ouïe. Dans ton illusion, tu confonds le son avec ton ouïe et c’est pourquoi tu confonds le permanent et le transitoire. Tu ne devrais pas dire que l’ouïe n’a pas de nature alors qu’elle existe en dehors du mouvement, de l’immobilité, de l’obstruction et de l’ouverture. »

Par exemple, lorsqu’un homme dort bruyamment. Si des gens pilent du riz (expression traditionnelle chinoise, cf Huineng), il se pourrait qu’il entende le son d’un tambour ou celui d’une cloche. Ainsi en dormant, il trouvera probablement bizarre que la cloche sonne comme des battements de pièces de bois ou de pierre (à piler le riz), mais si il se réveille soudainement, et entend le pilon frappé, il pourra partager à sa famille l’erreur qu’il faisait pendant son sommeil.

Ananda, est-ce que cet homme se rappelle durant son sommeil de l’immobilité, du mouvement, de l’ouverture et de l’obstruction ? Bien que son corps soit au repos, la nature de son ouïe est présente.

«  Même lorsque ton corps péri et que ta vie s’en va, comment cette nature pourrait-elle disparaître ? Depuis des temps sans commencement les êtres vivants ont suivis les formes et ont poursuivis le flux de leur pensées sans s’éveiller à leur pure, profonde, et permanente nature. En s’éloignant de ce qui est permanent et en suivant la naissance et la mort, ils ont été contaminés par les souillures de nombreuses vies passées.

Si (seulement) vous vous écartiez du samsarique (du conditionné, du faux,) et résidiez dans la véritable permanence, votre Lumière éternelle,fondamentale, apparaîtra faisant disparaître simultanément vos organes des sens, les données des sens, la conscience et le ‘mental’. Les objets mentaux sont des poussières (polluantes) et les sentiments qui émergent ne sont que des impuretés ; si tout deux sont à distance, votre Oeil du Dharma apparaît instantanément, pur et lumineux.

Pourquoi, dans ce cas, ne pourrais-tu pas réaliser l’Éveil Suprême ? »

Histoire Zen de Ming Zhen 06

Histoire Zen de Ming Zhen 06

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Le Daimyo et le novice

Chers amis,

Combien de fois n’avons-nous pas entendu des gens se plaindre en essayant d’accomplir quelque chose, sans y arriver. Ont-ils vraiment essayer, on se le demande parfois. Comme eux, nous nous sommes tellement habitués à rater, en répétant toujours les mêmes méthodes, pour les mêmes résultats… décevants.

Un jour, un chef de guerre célèbre vînt visiter son ancien maître Zen. Pendant qu’ils sirotaient du thé en bavardant dans la chambre du maître, ils pouvaient entendre à la fenêtre un novice se plaignant à son ami que les instructions qu’il avait reçues pour atteindre la méditation n’étaient pas suffisamment bonnes. « J’essaye et réessaye de me concentrer, mais peu importe la manière, je n’obtiens pas de résultats . Les instructions que le Maître nous a données sont sans valeur. Elles ne fonctionnent tout simplement pas. »

Le chef de guerre, gêné pour son maître, se souvînt avoir reçu les mêmes instructions et savait qu’elles étaient la voie vers l’atteinte de la concentration méditative.

Il se tourna vers son maître et demanda: «Maître, seriez-vous assez aimable pour me permettre d’instruire votre jeune disciple?  » Le maître répondit: «Par tous les moyens … si vous pensez que vous pouvez l’aider, veuillez essayez. »

Le chef de guerre remplit une tasse de thé à ras bord et alla à l’extérieur pour la donner au novice plaintif. Le novice regarda le chef de guerre, puis la coupe débordante de thé, et demanda: «Que voulez-vous que je fasse avec ça? »

« Je veux que vous marchiez autour de la cour du monastère, portant la tasse de thé. «Le novice sourit, montrant qu’il pensait que la demande était ridicule. Puis le chef de guerre convoqua cinq de ses meilleurs archers. « Suivez cet homme autour de la cour et portez attention à la manière dont il porte cette tasse de thé. S’il renverse une seule goutte, tirez lui dessus.  »

Ce jour-là le novice appris à se concentrer.

Histoire Zen de Ming Zhen 05

Histoire Zen de Ming Zhen 05

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Le Bouddha et le bateau

Un jour, le Bouddha se tenait près d’une rivière, attendant un bateau qui pourrait l’emmener sur la rive opposée. Le passeur qui conduisait le bateau était lent mais ne demandait qu’une piècette pour la traversée.

Sur la rive,  un yogi, le dévot d’un gourou célèbre. Le dévot ricana du Bouddha, lui disant:

“Malgré tous vos discours, vous n’avez aucun pouvoir. Ne vous souciez­vous pas de vos disciplines? Pourquoi agir ainsi… ?
Mon maître a passé des années à apprendre à léviter. Aussi, s’il avait été ici et voulait traverser cette rivière, il aurait tout simplement marché sur l’eau ».

Le Bouddha le regarda et répondit: « Des années vous dites. Il a passé des années à apprendre à léviter. Pourquoi consacrer son temps à apprendre à faire quelque chose qu’il pouvait avoir pour une minuscule piècette? »

traduit par QianXin, editer par YaoXin

Histoire Zen de Ming Zhen 04

Histoire Zen de Ming Zhen 04

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Le prince qui aimait les oiseaux

Chers amis, Beaucoup de gens qui cherchent à être de bons bouddhistes Zen croient qu’ils devraient toujours être gentils, quelles que soient les circonstances.

Ils pensent parfois devoir pardonner tous les crimes ou donner de l’argent à chaque organisme de bienfaisance sans penser à la possibilité que leurs actions auront un effet néfaste sur la société.

Nous devons toujours être bons, mais nous devons aussi utiliser Le bon sens Zen.

Il était une fois un prince qui aimait les oiseaux. Son royaume était rempli d’oiseaux merveilleux, et il aimait se promener dans les bois chaque matin pour les accueillir. Il y avait même un endroit dans son palais utilisé comme une sorte d’hôpital pour oiseaux blessés qu’on trouve parfois sur ses promenades matinales.

Un jour, un fermier trouva un oiseau blessé sur sa terre et, sachant que l’oiseau avait besoin de plus traitement médical qu’il pouvait lui donner, porta l’oiseau au prince et lui demanda s’il pouvait aider la créature à récupérer.

Le prince a été ému par la gentillesse de l’agriculteur et lui donna une pièce d’or pour sa peine.

L’agriculteur rentré chez lui dit à ses amis quel gentil et généreux prince il était. Et leur montra la pièce. Ce soir-là un de ses amis sorti et mutila un oiseau, puis le porta au prince.

Naturellement, le prince le récompensa avec une pièce d’or. L’homme rentra chez lui et montra la pièce à plusieurs de ses amis. Et ce soir-là un grand nombre de ses amis sont sortis et trouverent des oiseaux a mutiler eux aussi afin qu’ils puissent les donner au prince pour leurs récompenses.

En in rien de temps, non seulement le trésor du prince fut vide, mais tous les oiseaux disparurent du royaume. Comme les gens dansaient et chantaient leur bonne fortune, le prince marchait à travers le bois et n’entendit pas un chant d’oiseaux. Il pleura en sachant que sa bonté aveugle avait détruit ces créatures mêmes qu’il avait essayé de sauver.