Histoire Zen de Ming Zhen 10

img_20170129_112948Histoire # 10

La mort et les graines de moutarde

Chers amis,

Lorsque quelqu’un meurt, nous nous attendons souvent à ce que les bouddhistes nous parlent de réincarnation et de ce que les morts deviendront dans une prochaine vie.

Le Zen adopte une vision plus pragmatique de la mort.

En Inde, le Bouddha voyageait de ville en ville pour délivrer ses enseignements du Dharma. Beaucoup venaient de loin pour en entendre parler. Souvent, ils demandaient conseil, et le Bouddha leur répondait avec bonté.

Une jeune mère, nommée Kisa Gotami, était seule à la maison pendant que son mari voyageait en campagne pour son travail. Elle était une jeune fille inexpérimentée et vivait trop loin de sa propre mère pour obtenir des conseils chaque fois qu’elle en avait besoin.

Une nuit, son enfant est devenu malade, et la mère a fait tout ce qu’elle savait faire pour aider mais le nourrisson décéda. Elle ne pouvait pas croire que l’enfant était mort et continua pendant plusieurs jours à bercer le bébé dans ses bras et lui chanter des comptines, espérant que le petit finirait par répondre.

Un voisin eu pitié d’elle et lui suggéra d’emmener le bébé au Bouddha, qui était en prêche à proximité. «Si quelqu’un dans ce monde peut aider votre enfant, c’est bien lui» dit le voisin.

Et Kisa alla au Bouddha, portant son enfant dans ses bras.

«Voulez-vous guérir mon bébé?» Demanda-t-elle au Bouddha. «Il dort et il ne parvient pas à se réveiller. »

Le Bouddha comprit le problème. Kisa ne pouvait accepter la mort. Mais il lui dit: «Oui, je peux vous aider à une condition: vous devez trouver en ce village une maison et demander au propriétaire de vous donner quelques graines de moutardes afin que je puisse faire une potion pour le petit. Simplement : la maison d’où proviendront les graines de moutarde ne doit jamais avoir connu la mort. « 

– J’y vais tout de suite, dit-elle, et je trouverai vite une telle maison.

Elle alla à la première maison et demanda au propriétaire s’il lui donnerait des graines de moutarde. Ces graines étaient communes et bon marché et le propriétaire n’a pas hésité à accepter de lui en donner une poignée.

«Il n’y a qu’une chose, dit Kisa, personne ne doit jamais être mort dans cette maison.

« Oh, dit le propriétaire, » alors je ne peux pas vous aider. Ma chère femme est morte dans son lit il y a un an. »

Kisa est alla dans une autre maison, et bien que le propriétaire ait été heureux de lui donner les graines, il devait admettre que son propre père était mort là plus tôt dans l’année.

Kisa allait d’une maison à l’autre et bientôt elle avait visité toutes les maisons de la ville.

Elle comprit, retourna au Bouddha et accepta avec tristesse d’enterrer son enfant.

Traduction par le moine QianXin, édition par Shi YaoXin

Trésors du Shurangama: L’Ouïe n’est pas le Son

La Dharma Winds Zen Sangha (DWZS/OZHY) a le plaisir de vous partager un nouvel extrait du Sutra Shurangama en traduction, en vue de la future publication d’un livret pour ce printemps 2017.

Comme pour nos autres livrets, il s’agit d’une « traduction méditée » à partir de notre pratique, des enseignements reçus et de toutes les traductions existantes en langues occidentales. Tous comme les livrets et traductions précédentes, ce texte est partager dans une version non définitive afin de profiter à tous les pratiquants sincères.

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L’Ouïe n’est pas le Son

(Instructions principales pour l’étude de l’esprit Un)

 

Ananda dit « Honoré du Monde, bien que le Tathagata ait enseigné le deuxième facteur décisif (dans le développement de l’esprit), je pense que si l’homme qui est doué pour dénouer des nœuds ne sait pas comment ils se sont noués, il ne pourra pas les dénouer. Dans cette assemblée, moi et ceux qui avons besoins d’instructions sommes dans le même cas. Depuis des temps sans commencements nous, et notre illusion, avons tous deux été sujets à la naissance et à la mort, et bien que nous ayons cultivé les bonnes qualités qui nous ont permis d’augmenter notre sagesse par l’écoute, c’est pourquoi nous sommes appelées ceux qui ont quitté la maison (bonze) , nous sommes comme une personne souffrant de malaria qui revient de temps en temps  (infecté le patient). Aurez-vous pitié de nous, allez-vous nous sauvez de la noyade ? Allez)vous nous dire lequel de notre corps ou de notre esprit est noué et comment dénouer de manière à ce que tous les êtres en souffrances échappent au samsara et évitent de tomber dans les trois royaumes de l’existence ? »

Après avoir dit cela, lui et toute l’Assemblée se prosterna et pleurèrent des larmes amères et attendirent une suprême révélation de la part du Bouddha.

Le Bouddha eut pitié d’Ananda et de l’Assemblée et de tous les futurs êtres sensibles qui doivent encore besoin de d’étudier et de s’instruire. Pour leur permettre de planter la cause de leur futur manifestation dans le monde (comme enseignants) et devenir ainsi l’oeil de la sagesse pour guider les futures générations. Il étendit sa main qui brilla d’une lumière dorée et la posa sur la tête d’Ananda (pour le réconforter).

A ce moment là;n toutes les Terres de Bouddhas dans les dix directions tremblèrent six fois et tous les Tathagatas, aussi nombreux que les grains de poussières, rayonnèrent du sommet de leurs crânes des rayons de lumière qui atteignirent le Parc de Jetta et illuminèrent la tête du Bouddha. L’assemblée n’avaient jamais vu une telle chose auparavant. Alors Ananda et tous ceux qui étaient présent entendirent d’innombrables Bouddhas déclaré d’une seule voix :

« Excellent, Ananda, Si vous voulez tous savoir de l’Ignorance Fondamentale qui vous fait transmigrer dans le samsara, (vous devriez savoir que) les racines de la naissance et de la mort sont vos six organes des sens. Si vous voulez tout savoir du Suprême Éveil, Ce sont les six organes des sens qui vous permettront de réaliser rapidement la joie de la libération et de la permanence du Nirvana. »

Bien qu’Ananda ait entendu ces paroles, il n’était pas certain de leur sens profond. Ananda se prosterna alors et demanda au Bouddha « Comment les si organes des sens peuvent-ils être la cause de la transmigration dans le samsara ET cause de la joie de l’Absolu Nirvana ? »

Le Bouddha répondit « Ananda, tant les organes des sens que leurs objets jaillissent de la même source, attachement et libération ne sont pas deux choses différentes. La conscience est illusoire, comme une fleur dans le ciel. Ananda, votre savoir provient de tous les phénomènes qui prennent forme par le biais des sens. Tant la forme que la vision sont mutuellement dépendant, comme deux paquets (colonnes) de joncs reposant l’une sur l’autre. De ce fait, lorsque votre intellect agit comme le « connaisseur », c’est la racine de l’ignorance elle-même, et pourtant, quand le « connaisseur » est « libre de la vision », se sera le Nirvana qui est transcendant et pur. Comment, dans le deuxième cas, des éléments externes pourraient s’introduire ? »

 

Le Bouddha répéta alors son enseignement en récitant le gatha suivant :

« La Vrai Nature est libre de tous phénomènes

Qui sont des illusions créées par des causes

Le Noumène (substance) ne naît ni ne retombe mais

Tous les phénomènes sont des fleurs dans le ciel.

L’irréel révèle le réel mais tous deux sont des illusions.

Puisqu’il n’y a rien qui ne soit réel ou irréel

Comment un objet et un sujet pourrait-il existé ?

Entre les deux, il n’y a pas de vrai nature commence

Le point ou deux faisceaux de jonc se rejoignent pour tenir debout.

Nouer et Dénouer provient des même causes,

alors que le saint et l’homme mondain ne sont pas dualité.

Considérez la nature fondamentale au point de rencontre

Ou Être et Ne Pas Être ne peuvent exister.

Si vous négliger cela vous êtes dans l’illusion,

Si vous vous y éveillez vous êtes instantanément libre.

Six nœuds sont défaits les uns après les autres,

Lorsque les six disparaissent, l’Un disparaît également,

Choisissez un organe des sens qui est omniprésent:pénétrant,

Pour entrer le Saint Courant et atteindre la Bodhi.

Les vieilles habitudes coulent telles un torrent,

Dans la Subtile Conscience Alaya.

Puisque le réel, bien qu’irréel, peut créer la confusion

Je ne vous l’ai pas révélé.

 

Lorsque l’Esprit est concentré sur la recherche de l’esprit (lui-même,

Ce qui est fondamentalement non-illusion devient illusoire.

Si vous cessez tout attachement alors rien n’est réel :

Si ce qui n’est pas l’illusion cesse, de jaillir,

Alors comment l’illusion viendrait à l’existence ?

 

Ceci est le Profond Enseignement  du Lotus,

Le Précieux Eveil du Joyau Royal,

Le Samadhi du Voir toutes Choses comme Illusion,

Qui d’un claquement de doigt amène à l’état au-delà de toute étude.

La Doctrine insurpassable est suivie par tous les Bhagavats de toutes les directions,

Sur le Chemin Unique qui mène au Nirvana.

Histoire Zen de MingZhen 09

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Le marché du Diable

Chers amis,

La Voie du Zen est la voie de la responsabilité envers nos actions.

Combien de fois nous arrive-t-il de nous promettre d’accomplir quelque chose d’important puis, le temps passant, d’en perdre la ferme résolution ? Souvent, nous nous mentons sur notre propres fiabilité, notre propre capacité a assumer nos actes.

Nous pensons que rien ne se passera de bien grave si nous laissons la tâche de coté pour un jour ou deux. On pourrait demander de l’aide bien sur. Mais souvent, nous ne nous soucions pas de demander de l’aider à une autre personne.

Le temps passant encore, lorsque nous y penserons, la tâche à accomplir nous sera devenue trop banale, trop lointaine … et ainsi nous sommes devenus laxistes et indifférents à la promesse que nous nous étions faite.

Ce n’est pas la voie du Zen.

Un jour, un homme marchait à travers le marché quand il vit un panneau disant: «diable est à vendre. »

«Pourquoi, se demandait-il, quelqu’un voudrait-il acheter un démon? Alors il le demanda au marchand.

«Oh, dit le marchand, ce n’est pas un diable ordinaire. Ce diable va nettoyer vos maisons, vos vêtements et même faire votre dîner. Oui … chaque soir quand vous rentrerez du travail, vous trouverez votre maison propre et votre dîner qui sur la table. « 

« C’est fantastique! » Dit l’homme. «Je suis célibataire et sans femme, je dois faire toutes ces choses moi-même. Je vais donc acheter ce diable.

– Il n’y a qu’une chose, lui dit le marchand, vous devez dire à ce diable ce que vous voulez qu’il fasse chaque jour de sorte qu’il reste occupé jusqu’à ce que vous rentriez »

L’homme paya pour le diable et comme il s’éloignait rapidement, le marchand l’interpella de loin, « N’oubliez jamais, jamais, de lui dire ce qu’il doit faire jusqu’à ce que vous rentriez. Ne le laissez jamais sans aucune tâche à accomplir ! »

– Je le ferai, dit l’homme, et il rentra chez lui le diablotin sur les bras.

Tout se passa bien pendant plusieurs semaines. L’homme était très heureux de son diablotin. Un jour, l’anniversaire de l’heureux propriétaire arriva. Ces collègues lui firent une fête surprise et il s’y saoula, dîna avec ces amis et passa finalement toute la nuit avec l’une des dames de son bureau. Le lendemain matin, il alla directement à son bureau avec elle.

Quand il retourna enfin chez lui, il trouva le diable qui rôtissait joyeusement un enfant du voisin au-dessus du feu.

L’homme, choqué et accablé, revint au marchand et se plaignit furieusement des actes terribles commis par le diablotin.

– Ah! Dit le marchand, je vous avait prévenu ! Vous auriez pu lui dire de monter et descendre un arbre jusqu’à ce qu’il vous revoit ! « 

Certaines personnes disent que c’est pourquoi, quand tout le reste échoue dans la méditation, nous regardons le souffle comme s’il allait et venait de haut en bas dans notre poitrine. Et ainsi, pouvons-nous, naturellement, « dompté le diablotin » qui autrement s’évade et perd son temps en de bien horribles choses.

Can Tung Qi – San Do Kai (Harmonie entre différence et égalité)

C’est avec plaisir que la Dharma Winds Zen Sangha (DWZS/OZHY) vous présente sa traduction d’un chant d’illumination de Shitou Xiqian (jp.: Sekito Kisen), un disciple du 6ème Patriarche (Maitre Huineng/Eno), le fameux Can Tung Qi – San Do Kai (Harmonie entre différence et égalité).

Comme nos autres traductions, il s’agit ici d’une « traduction méditée », fruit de la pratique et de la lecture méditée de nombreuses versions du texte (des commentaires des maitres de notre lignées aux traductions de maitres comme Maitre Suzuki Roshi, Maitre Sheng Yen ou encore Maitre Deshimaru).

Notons que lors des journées de pratique ou à l’occasion des retraites, le texte est récité en matinée, après l’assise et la liturgie du matin. Notons également que le même maitre est l’auteur d’un autre poème empreint de liberté et de naturel: « le chant de l’Ermitage de Paille » (prochainement en traduction).

Shi YaoXin

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Can Tung Qi – San Do Kai

(Harmonie entre différence et égalité)

de maitre Shitou Xiqian (jp.: Sekito Kisen)

L’esprit du grand sage de l’Inde

S’est intimement transmis d’ouest en est.

Les facultés de l’homme sont plus ou moins fines,

Mais la Voie n’a de Patriarches ni du Nord ni du Sud.

La source spirituelle brille de pure lumière ;

S’étendant secrètement dans l’obscurité.

L’attachement aux phénomènes à toujours été illusion ;

L’union avec le Principe n’est pourtant pas encore l’illumination.

Tous les objets contiennent tous les royaumes,

Ils sont en interaction et pourtant ne le sont pas.

L’interaction entraîne la solidarité mutuelle,

Aucune tendance à rester sur sa position.

De la forme originelle proviennent les formes et les images,

Du son originel proviennent les plaisirs et les peines.

Dans l’obscurité, les discours sur le sacré et le profane se confondent,

Dans la lumière de la lucidité, les expressions de la clarté et du trouble se distinguent.

Les quatre éléments retournent à leur nature propre

Tout comme l’enfant retrouve sa mère.

Le feu chauffe et le vent bouge et fait tout trembler,

L’eau mouille et la terre est solide.

Œil – vision, oreille – son,

nez – odeur, langue – saveur.

En accord avec « ce qui est » (le Dharma),

Des racines surgissent des feuilles séparées.

Le tronc et les branches doivent retourner à l’Essence qu’ils partagent ;

Estimé ou vulgaire ne sont que des mots.

Dans les brumes de la luminosité réside l’obscurité,

N’interprétez pas l’obscurité.

Dans les brumes de l’obscurité réside la lumière,

N’interprétez pas la lumière.

La lumière et l’obscurité interagissent

Tel un pas en suivant un autre.

De toutes les choses innombrables, chacune a sa fonction,

Selon son usage et sa place.

Les phénomènes contiennent, comme la boîte et le couvercle se combinent ;

Le principe s’accorde à la flèche, au fil de l’épée et au bâton.

En recevant les enseignements, revenez au principe ;

Ne créez pas vos propres normes.

Avancez avec vos propres yeux ou la Voie est perdue.

Lorsque vous marchez sur la Voie, quel chemin suivre ?

Avancer sur la Voie, n’a rien à voir avec l’éloignement ou la proximité,

La confusion crée les montagnes et les rivières qui barrent la route.

J’implore ceux qui étudient le grand le mystère :

Ne perdez pas votre temps !

Histoire Zen de MingZhen n°8

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Travail d’équipe

Chers amis,
Dans le Zen, nous apprenons que la coopération et le travail d’équipe sont des clés de notre pratique.
Chaque fois que nous nous préoccupons uniquement de notre propre renommée ou de nos propres objectifs… nous échouons à nous même.. et ce qui est pire est que notre échec blesse aussi les autres.
Mais si nous mettons notre ego de côté et que nous essayons de nous considérer comme faisant partie d’un groupe, d’un tout mouvant et dynamique, nous pouvons marcher vers la prospérité et l’harmonie:
Il y avait un moine qui vivait dans une grotte de haute montagne dans la banlieue d’une ville.
La famine avait frappé la ville et les gens étaient affamés. Il n’y avait plus de nourriture et le peu qui restait était gardé par des voleurs.
Le moine savait qu’il pourrait subsister seulement avec les pignons qui tombaient des arbres grandissants au haut de la montagne, mais ceux-ci n’étaient d’aucune aide pour le peuple. Il lui restait quelques pommes de terre dans son bac à légumes et, pensant aux gens, il est descendu en ville et a trouvé un grand pot en fer. Il alluma alors un feu sous le pot et le remplit d’eau.
Les gens de la ville se sont rassemblés autour de lui et lui ont demandé ce qu’il faisait.
« Je fais de la soupe de pierre », dit-il.
«Personne ne peut faire de soupe à partir de pierres», répondirent-ils.
– Ah oui, dit le moine en ajoutant ses pommes de terre à l’eau.
Un homme qui croyait le moine dit: «J’ai une vieille carotte dans mon sous-sol. Ce serait bien de l’ajouter à la soupe? « 
« Bien sûr! » dit le moine. « Ça va être tellement mieux. »
Une autre personne dit: «Et les oignons? J’ai quelques oignons qui sont encore bien bons. Vais-je les chercher pour la soupe? »
– Oui, dit le moine : «Votre contribution d’oignons sera la bienvenue. »
Bientôt chaque personne avait quelque chose à ajouter à la soupe … peu importe l’âge ou la quantité …
Et en un rien de temps le pot était bouillant et tout le monde a pu avoir une cuillère et un bol et le plus délicieux repas du mois.

Bonne Année 2017

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La Dharma Winds Zen Sangha (DWZS/OZHY) vous souhaite à tous une bonne et heureuse année 2017!

Puisse la cloche du Dharma résonner 108 fois en nos coeurs!

Puissent tous les êtres entendre la divine voix de GuanYin/Kannon résonner en tous lieux!

Petite Retraite d’Hiver 2016. Merci à tous !

Un petit message pour remercier tous ceux qui ont participé à notre courte retraite d’hiver en l’honneur de l’illumination du Bouddha Shakyamuni, que ce soit dans l’ermitage local de l’un de nos moines pleinement ordonnés (prêtres Zen, en:Zen Priest) ou en ligne. Merci également à nos amis du Zen Buddhist Order of Hsu Yun (ZBOHY-zatma.org) et de l’Order of Engaged Buddhists qui nous ont rendu visite selon leurs possibilités.

Nous espérons, de plus en plus, partager nos activités en ligne et favoriser ainsi l’échange et la pratique juste partout où ce sera possible.

Quelques photos de la retraite au Dharma Winds Zen Hermitage de Namur, où Shi Yao Xin à diriger la pratique, assisté par ShenHai (QianXin):

Notre pratique principale durant la retraite fut, naturellement, l’assise et la marche méditative, si essentielle dans notre tradition Chan/Zen.

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Durant la retraite pratiquement tous on demander à recevoir le bâton (ch:ShanBang/jp:Kyosaku), ce qui n’est pas si habituel dans notre Sangha. Tous ont cependant reçu une grande aide, le bâton de sagesse dynamisant si fortement les esprits et les corps endormis et endoloris par les longues heures de pratique.

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Merci à tous et à bientôt pour notre prochaine journée de pratique!

Amituofo !

Amituofo !

Amituofo !

 

Nuit de pratique du Zen pour commémorer l’Illumination du Bouddha Shakyamuni

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Afin de commémorer l’Illumination du Bouddha Shakyamuni, nous  faisons le voeux de pratiquer la méditation assise et marchée toute la nuit.

Sentez-vous libre de nous rejoindre ce samedi 10 décembre dés 20h. La pratique continuera jusqu’à 8h le dimanche. Chaque période d’assise et de marche durera 25min afin que tous puisse partager ce temps avec nous

Pour nous rejoindre suivez ce lien vers l’événement Google+, la pratique en elle-même sera partagée via le service Google Hangout: https://plus.google.com/u/0/events/cq53bc5cqch7tt0ajafjptl4ssc depuis l’ermitage de Shi Yao Xin à Namur.

Amituofo!

Trésors du Shurangama: Renverser les sens et entrer dans la Contemplation

Nous tenons à partager un autre texte en cours de traduction en vue de la future publication du livret « GuanYin: La Voix du Silence ».

Comme pour nos autres livret, il s’agit d’une « traduction méditée » à partir de notre pratique, des enseignements reçus et de toutes les traductions existantes en langues occidentales.

Tous comme les livrets et traductions précédentes, ce texte est partagé dans une version non définitive afin de profiter à tous les pratiquants sincères.

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Regarder les racines des kleshas/souillures et trouver l’organe des sens le plus approprié à la Contemplation Unifiée (Samadhi)

extrait du Shurangama Sutra

« Quel est le deuxième facteur décisif ?

Dans ta détermination à développer l’Esprit d’Éveil (Bodhicitta) et à avancer avec courage sur la Voie des Bodhisattvas, en renonçant à tout ce qui est purement mondain ; tu devrais inspecter avec minutie l’origine des kleshas/souillures causées par ton ignorance fondamentale et ta discrimination galopante. Tu devrais voir clairement Celui qui les crée et les endure.

Ananda dans ta pratique de l’Eveil, si tu n’investigues pas les racines des kleshas/souillures, tu ne sauras jamais (comment et) ou les organes des sens et leurs objets sont retournés sur eux-même. Si tu échoues à comprendre cela ; comment pourrais-tu surmonter (les difficultés) et réaliser l’état de Tathagata ?

Ananada, si un homme qui est doué à dénouer des nœuds ne peut les voir, comment peut-il les dénouer ? Et tu n’as jamais entendu (de ma bouche) que la vacuité peut-être dénouée puisqu’elle n’a ni forme, ni de genre et qu’elle n’est pas tel un nœud qui peut se dénouer.

Mais tes yeux, tes oreilles, ton nez et ta langue, tout comme ton corps et ton esprit, sont les six leurres qu’un brigand utilise pour voler les trésors de ta maison (intérieure).

Pour cette raison, depuis des temps sans commencement, les êtres vivants et ce monde sont inter-reliés (dans le temps et dans l’espace). Par conséquent, vous êtes incapables de bondir au dessus (de voir au-delà) du monde matériel.

Ananda, quel est ce royaume du temps et de l’espace ? Temps signifie durée et Espace signifie lieu. Tu sais que les Dix Directions sont dans l’Espace et que le passé, le présent et le futur sont dans le Temps. Tous les êtres vivants « doivent » leur corps au temps et à l’espace illusoire qui se sont entremêler en eux et continuent à les affecter. Bien qu’il y ait Dix Directions, l’homme du monde ne connaît que l’est, l’ouest, le sud et le nord, comme des points cardinaux et renie les points intermédiaires ainsi que le zénith et le nadir qu’il considère comme de moindre importance.

Ananda, puisqu’à présent tu désires aller à l’encontre du courant samsarique du Désir, tu devrais renverser l’organe par lequel il survient jusqu’à expérimenter « l’État au-delà de la Vie et de la Mort ». Pour ce faire, tu devrais investiguer les six fonctions des organes des sens et voir par toi-même Celui qui est cohérent ou incohérent, profond ou superficiel et qui est « omniprésent » ou déficient.

Si tu trouves l’organe qui englobe toute chose, tu devrais retourner son flux karmique de manière à ce qu’il s’accorde avec sa qualité de lumineuse pénétration. (Sache que) la différence entre la réalisation obtenue par la pratique d’un organe doué de pénétration lumineuse et la réalisation obtenue par la pratique d’un organe déficient est comparable à la différence entre un jour et un éon.

À présent, je t’ai révélé les six organes naissant de ton Esprit Véritable, ainsi que leurs qualités respectives afin que tu puisses en choisir un qui soit le plus profitable pour l’avancement de ta pratique. Tous les Tathagatas ont pratiqué la Contemplation Unifiée (Samadhi) au travers des 18 royaumes des sens pour réaliser l’Éveil Suprême : ces 18 objets de méditations furent tous profitables à leur pratique, mais tes aptitudes sont inférieures aux leurs et tu es incapable de les utiliser tous pour parvenir à la Suprême Sagesse.

C’est pourquoi je t’enseigne à présent de choisir un organe des sens qui convienne pour l’Entrée dans la contemplation unifiée (Samadhi), une fois que tu seras rentrer dans la Contemplation Unifiée et que tu te seras libérerez de l’illusion, alors les six organes des sens deviendront simultanément purs et clairs. »

Ananda demanda alors : «  Honoré du Monde, comment peut-on, en remontant le courant samsarique, pénétrer profondément dans un organe des sens de manière à ce que les six organes des sens deviennent simultanément pur et clairs ? »

Le Bouddha répondit : «  Bien que tu ais réalisé l’Entrée dans le Courant (Shrota-apanna) et déraciner les vues mondaines, tu n’as toujours pas une vue claires de toutes les pensées (internes) qui se sont accumulées depuis des temps sans commencements et dont l’élimination ne peut être obtenue que par une pratique et d’un entraînement régulier. Tu es encore moins au clair sur tes illusions personnelles. Ce que tu perçoit comme vie, présence, changement et mort sera éradiqué au cours l’approfondissement de la Voie.

Regarde à présent tes six organes des sens, sont-ils un ou six?

Ananda, si il sont Un pourquoi ne sais-tu pas voir par tes oreilles, entendre par tes yeux, marcher avec ta tête et parler avec tes pieds ? Si ils sont six, alors pendant que j’expose ce profond Dharma, lequel d’entre eux reçoit mes instruction ?

Ananda répondit : « J’utilise mes oreilles pour le recevoir »

Le Bouddha dit alors : « Si c’était le cas tes oreilles ne devraient avoir aucun lien avec le reste de ton corps. De ce fait, Ils ne sont ni une unité en six parties ni six parties en une Unité ; en d’autre mots, fondamentalement vos organes des sens ne sont ni Unique ni Sextuple.

Ananda, tu devrais réaliser que tes organes des sens ne sont ni unique ni sextuple, tu devrasi réaliser que parce que ta vision (des choses) était inversée depuis des temps sans commencement, l’unique et le sextuple sont nées de ce qui est Parfait et Pur.

Bien que ta maîtrise de l’état de Shrota-apanna (l’entrée dans le courant) ait anéanti (le concept) d’un ou de sextuple, tu es toujours attacher à l’Un (ou l’autre de ces concepts).

Il en est comme du vide (que contiennent) différents récipients. Tous sont appelés de différents noms en fonctions de leurs formes. Si tu cassais ces récipients et regardais à l’intérieur tu dirais qu’il sont remplis du même et unique vide. Mais comment le vide pourrait-il répondre à nos discrimination et devenir un ou multiple ? Comment pourrait-il être quelque chose ou rien du tout. Ainsi, tes six organes des sens sont tels le vide présent dans les différent récipients.

Parce que la lumière et l’ombre se succèdent et se révèle l’un l’autre, leur union (rencontre) avec l’esprit parfait et merveilleux résulte dans la perception, dont l’essence reflète les formes et s’unit à elles pour devenir l’organe des sens. Cet organe provient lui-même des quatre éléments (la terre, l’eau, le feu et le vent) et est appelé œil (et il a la forme d’un raisin). De ce fait cet organe de perception est en recherche constante de formes.

Parce que le mouvement et l’immobilité se succèdent et se révèle l’un l’autre, leur union (rencontre) avec l’esprit parfait et merveilleux résulte dans la ouïe, dont l’essence reflète les sons et s’unit à eux pour devenir l’organe des sens. Cet organe provient lui-même des quatre éléments (la terre, l’eau, le feu et le vent) et est appelé oreille (et il a la forme d’une feuille enroulée sur elle-même). De ce fait cet organe de perception est en recherche constante de sons.

Parce que le mouvement et l’immobilité se succèdent et se révèle l’un l’autre, leur union (rencontre) avec l’esprit parfait et merveilleux résulte dans le savoir, dont l’essence reflète les dharmas et s’unit à eux pour devenir l’organe des sens. Cet organe provient lui-même des quatre éléments (la terre, l’eau, le feu et le vent) et est appelé esprit. De ce fait cet organe de perception est en recherche constante de dharmas.

Ainsi Ananda, c’est six organes des sens transforment l’éveil illuminé en conscience subjective. Ratant ainsi sa substance, l’on s’attache à la fausseté ? C’est pourquoi il n’y a pas d’essence de la vue en dehors de la lumière et de l’obscurité : pas d’essence de l’ouïe sans mouvement et immobilité, … et pas de connaissance en l’absence de création et de destruction.

Tu ne dois pas te laisser aller aux (suivre) les états de calme et de mouvements, de contact et de séparation, de changement et de non-changement, d’ouverture et d’obstruction, de création et de destruction et de lumière et d’obscurité : et de ces douze conditions mondaines, déracine l’un des six organes des sens en le dégageant de tes attachements intérieur et extérieur.

Dès que ces états seront maîtrisée et ramenée au Réel, la lumière apparaîtra. Lorsque la nature lumineuse apparaîtra, les cinq autres attachements seront complètement déracinées et tu seras libéré des vues erronées créés par nos sens.

Cette lumière ne suit pas les organes des sens mais se manifeste au travers d’eux de manière à ce que les six organes des sens fonctionnent en complémentarité. Ananda, ne vois-tu pas dans cette Assemblée Aniruddha qui est aveugle mais qui voit, Upananda qui est sourd mais qui entend (deux dragons de Zhunti GuanYin), la déesse du Gange qui n’a pas de nez mais qui sent, Gavampati qui ne goute pas par sa langue et le dieu Shunyata qui n’a pas de corps mais qui touche ? Ce dieu de la vacuité apparaît temporairement dans la lumière du Tathagata : puisque son corps est tel l’air et n’existe pas matériellement, il a réalisé le Dhyana qui dérive de l’élimination du second et du troisième agrégat, ayant ainsi achevé l’état de Shravaka (Bouddha pour soi). Et Mahakashyapa, assis situé là, a réussi il y a fort longtemps à déraciner l’organe de l’intellect et réalisa ainsi la parfaite connaissance, qui ne provient pas du mental, du procession d’intellection, de la pensée conventionnelle.

Ananda, si tout tes organes des sens étaient déracinés, ta lumière intérieure apparaîtrait, toutes les données des sens ainsi que les conditions sans cesse changeante de ce monde matériel disparaîtraient, comme de la glace fondue par de l’eau bouillante (la fluidité défait nos cristallisation:attachements) et tu réaliserais instantanément l’Éveil Suprême.

Ananda, si un homme qui voit avec ses yeux les fermes, l’obscurité apparaîtra devant lui, lui cachant tous les organes des sens ainsi que sa tête et ses pieds. Si il touche alors son corps avec ses mains, il discernera sa tête ou ses pieds bien qu’il ne puisse pas les voir. Cela démontre que sa connaissance est la même qu’il puisse voir quelque chose dans la lumière ou rien du tout à cause du noir complet.

Ce qui ne dépend pas de la lumière pour se manifester n’est pas affecté par l’obscurité. Après que tous les organes et données des sens aient disparus, pourquoi ne pourrais-tu pas réalisé le Parfait et Absolu Éveil ?


Amituofo!

Amituofo!

Amituofo!

Shi Yao Xin

Trésors du Shurangama: Le point de départ

Nous tenons à partager un autre texte en cours de traduction en vue de la future publication du livret « GuanYin: La Voix du Silence ».

Un texte fondamental du Zen Chinois (Chan) et particulièrement de la tradition du GuanYin FaMen (Porte du Dharma de GuanYin) qui sera l’objet principal du futur livret.

Comme pour nos autres livret, il s’agit d’une « traduction méditée » à partir de notre pratique, des enseignements reçus et de toutes les traductions existantes en langues occidentales.

Tous comme les livrets et traductions précédentes, ce texte est partagé dans une version non définitive afin de profiter à tous les pratiquants sincères.


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Le Point de départ

Extrait du Shurangama Sutra

« Ananda, si tu veux harmoniser ta vision, ton ouïe, ton odorat et ton savoir avec l’Absolu (l’éternel), l’Extase, le Soi et la Pureté du Tathagata, tu devrais commencer par extirper la racine de la Vie et de la Mort (en ton esprit) et renverser/retourner sa fausseté (pour révéler) sa Nature Profonde, qui est bien au-delà du mondain ; et continuer à pratiquer ainsi jusqu’à faire briller ta Vrai Nature (Éveil Fondamental). Ensuite, (harmonise toi avec elle) et reconnaît sa nature pure comme ton propre Esprit Fondamental, comprendre cela est essentiel pour parfaire ta pratique et ta réalisation de la Terre-de-conséquence-du-fruit (de la vérité de la cause et de la conséquence dans tes les aspects qu’elle revêt) .

Il en est comme une eau boueuse dans un contenant propre : laissée non secoué dans le calme complet, le sable et la boue couleront au fond. Lorsque l’eau claire apparaît, c’est ce que l’on appelle la suppression première de la passion (des attachements).
Lorsque la boue à été enlevée, ne laissant que l’eau claire, c’est ce que l’on appelle Trancher en Permanence l’Ignorance Fondamentale. L’éveil est Pur et non-mélangé. De plus ces manifestations ne sont pas de la nature des kleshas (souillures) mais sont parfaitement en harmonie avec les vertus immaculées du Nirvana. »
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