Histoire Zen de MingZhen 09

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Le marché du Diable

Chers amis,

La Voie du Zen est la voie de la responsabilité envers nos actions.

Combien de fois nous arrive-t-il de nous promettre d’accomplir quelque chose d’important puis, le temps passant, d’en perdre la ferme résolution ? Souvent, nous nous mentons sur notre propres fiabilité, notre propre capacité a assumer nos actes.

Nous pensons que rien ne se passera de bien grave si nous laissons la tâche de coté pour un jour ou deux. On pourrait demander de l’aide bien sur. Mais souvent, nous ne nous soucions pas de demander de l’aider à une autre personne.

Le temps passant encore, lorsque nous y penserons, la tâche à accomplir nous sera devenue trop banale, trop lointaine … et ainsi nous sommes devenus laxistes et indifférents à la promesse que nous nous étions faite.

Ce n’est pas la voie du Zen.

Un jour, un homme marchait à travers le marché quand il vit un panneau disant: «diable est à vendre. »

«Pourquoi, se demandait-il, quelqu’un voudrait-il acheter un démon? Alors il le demanda au marchand.

«Oh, dit le marchand, ce n’est pas un diable ordinaire. Ce diable va nettoyer vos maisons, vos vêtements et même faire votre dîner. Oui … chaque soir quand vous rentrerez du travail, vous trouverez votre maison propre et votre dîner qui sur la table. « 

« C’est fantastique! » Dit l’homme. «Je suis célibataire et sans femme, je dois faire toutes ces choses moi-même. Je vais donc acheter ce diable.

– Il n’y a qu’une chose, lui dit le marchand, vous devez dire à ce diable ce que vous voulez qu’il fasse chaque jour de sorte qu’il reste occupé jusqu’à ce que vous rentriez »

L’homme paya pour le diable et comme il s’éloignait rapidement, le marchand l’interpella de loin, « N’oubliez jamais, jamais, de lui dire ce qu’il doit faire jusqu’à ce que vous rentriez. Ne le laissez jamais sans aucune tâche à accomplir ! »

– Je le ferai, dit l’homme, et il rentra chez lui le diablotin sur les bras.

Tout se passa bien pendant plusieurs semaines. L’homme était très heureux de son diablotin. Un jour, l’anniversaire de l’heureux propriétaire arriva. Ces collègues lui firent une fête surprise et il s’y saoula, dîna avec ces amis et passa finalement toute la nuit avec l’une des dames de son bureau. Le lendemain matin, il alla directement à son bureau avec elle.

Quand il retourna enfin chez lui, il trouva le diable qui rôtissait joyeusement un enfant du voisin au-dessus du feu.

L’homme, choqué et accablé, revint au marchand et se plaignit furieusement des actes terribles commis par le diablotin.

– Ah! Dit le marchand, je vous avait prévenu ! Vous auriez pu lui dire de monter et descendre un arbre jusqu’à ce qu’il vous revoit ! « 

Certaines personnes disent que c’est pourquoi, quand tout le reste échoue dans la méditation, nous regardons le souffle comme s’il allait et venait de haut en bas dans notre poitrine. Et ainsi, pouvons-nous, naturellement, « dompté le diablotin » qui autrement s’évade et perd son temps en de bien horribles choses.

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