Bonne Année 2017

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La Dharma Winds Zen Sangha (DWZS/OZHY) vous souhaite à tous une bonne et heureuse année 2017!

Puisse la cloche du Dharma résonner 108 fois en nos coeurs!

Puissent tous les êtres entendre la divine voix de GuanYin/Kannon résonner en tous lieux!

Petite Retraite d’Hiver 2016. Merci à tous !

Un petit message pour remercier tous ceux qui ont participé à notre courte retraite d’hiver en l’honneur de l’illumination du Bouddha Shakyamuni, que ce soit dans l’ermitage local de l’un de nos moines pleinement ordonnés (prêtres Zen, en:Zen Priest) ou en ligne. Merci également à nos amis du Zen Buddhist Order of Hsu Yun (ZBOHY-zatma.org) et de l’Order of Engaged Buddhists qui nous ont rendu visite selon leurs possibilités.

Nous espérons, de plus en plus, partager nos activités en ligne et favoriser ainsi l’échange et la pratique juste partout où ce sera possible.

Quelques photos de la retraite au Dharma Winds Zen Hermitage de Namur, où Shi Yao Xin à diriger la pratique, assisté par ShenHai (QianXin):

Notre pratique principale durant la retraite fut, naturellement, l’assise et la marche méditative, si essentielle dans notre tradition Chan/Zen.

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Durant la retraite pratiquement tous on demander à recevoir le bâton (ch:ShanBang/jp:Kyosaku), ce qui n’est pas si habituel dans notre Sangha. Tous ont cependant reçu une grande aide, le bâton de sagesse dynamisant si fortement les esprits et les corps endormis et endoloris par les longues heures de pratique.

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Merci à tous et à bientôt pour notre prochaine journée de pratique!

Amituofo !

Amituofo !

Amituofo !

 

Nuit de pratique du Zen pour commémorer l’Illumination du Bouddha Shakyamuni

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Afin de commémorer l’Illumination du Bouddha Shakyamuni, nous  faisons le voeux de pratiquer la méditation assise et marchée toute la nuit.

Sentez-vous libre de nous rejoindre ce samedi 10 décembre dés 20h. La pratique continuera jusqu’à 8h le dimanche. Chaque période d’assise et de marche durera 25min afin que tous puisse partager ce temps avec nous

Pour nous rejoindre suivez ce lien vers l’événement Google+, la pratique en elle-même sera partagée via le service Google Hangout: https://plus.google.com/u/0/events/cq53bc5cqch7tt0ajafjptl4ssc depuis l’ermitage de Shi Yao Xin à Namur.

Amituofo!

Trésors du Shurangama: Renverser les sens et entrer dans la Contemplation

Nous tenons à partager un autre texte en cours de traduction en vue de la future publication du livret « GuanYin: La Voix du Silence ».

Comme pour nos autres livret, il s’agit d’une « traduction méditée » à partir de notre pratique, des enseignements reçus et de toutes les traductions existantes en langues occidentales.

Tous comme les livrets et traductions précédentes, ce texte est partagé dans une version non définitive afin de profiter à tous les pratiquants sincères.

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Regarder les racines des kleshas/souillures et trouver l’organe des sens le plus approprié à la Contemplation Unifiée (Samadhi)

extrait du Shurangama Sutra

« Quel est le deuxième facteur décisif ?

Dans ta détermination à développer l’Esprit d’Éveil (Bodhicitta) et à avancer avec courage sur la Voie des Bodhisattvas, en renonçant à tout ce qui est purement mondain ; tu devrais inspecter avec minutie l’origine des kleshas/souillures causées par ton ignorance fondamentale et ta discrimination galopante. Tu devrais voir clairement Celui qui les crée et les endure.

Ananda dans ta pratique de l’Eveil, si tu n’investigues pas les racines des kleshas/souillures, tu ne sauras jamais (comment et) ou les organes des sens et leurs objets sont retournés sur eux-même. Si tu échoues à comprendre cela ; comment pourrais-tu surmonter (les difficultés) et réaliser l’état de Tathagata ?

Ananada, si un homme qui est doué à dénouer des nœuds ne peut les voir, comment peut-il les dénouer ? Et tu n’as jamais entendu (de ma bouche) que la vacuité peut-être dénouée puisqu’elle n’a ni forme, ni de genre et qu’elle n’est pas tel un nœud qui peut se dénouer.

Mais tes yeux, tes oreilles, ton nez et ta langue, tout comme ton corps et ton esprit, sont les six leurres qu’un brigand utilise pour voler les trésors de ta maison (intérieure).

Pour cette raison, depuis des temps sans commencement, les êtres vivants et ce monde sont inter-reliés (dans le temps et dans l’espace). Par conséquent, vous êtes incapables de bondir au dessus (de voir au-delà) du monde matériel.

Ananda, quel est ce royaume du temps et de l’espace ? Temps signifie durée et Espace signifie lieu. Tu sais que les Dix Directions sont dans l’Espace et que le passé, le présent et le futur sont dans le Temps. Tous les êtres vivants « doivent » leur corps au temps et à l’espace illusoire qui se sont entremêler en eux et continuent à les affecter. Bien qu’il y ait Dix Directions, l’homme du monde ne connaît que l’est, l’ouest, le sud et le nord, comme des points cardinaux et renie les points intermédiaires ainsi que le zénith et le nadir qu’il considère comme de moindre importance.

Ananda, puisqu’à présent tu désires aller à l’encontre du courant samsarique du Désir, tu devrais renverser l’organe par lequel il survient jusqu’à expérimenter « l’État au-delà de la Vie et de la Mort ». Pour ce faire, tu devrais investiguer les six fonctions des organes des sens et voir par toi-même Celui qui est cohérent ou incohérent, profond ou superficiel et qui est « omniprésent » ou déficient.

Si tu trouves l’organe qui englobe toute chose, tu devrais retourner son flux karmique de manière à ce qu’il s’accorde avec sa qualité de lumineuse pénétration. (Sache que) la différence entre la réalisation obtenue par la pratique d’un organe doué de pénétration lumineuse et la réalisation obtenue par la pratique d’un organe déficient est comparable à la différence entre un jour et un éon.

À présent, je t’ai révélé les six organes naissant de ton Esprit Véritable, ainsi que leurs qualités respectives afin que tu puisses en choisir un qui soit le plus profitable pour l’avancement de ta pratique. Tous les Tathagatas ont pratiqué la Contemplation Unifiée (Samadhi) au travers des 18 royaumes des sens pour réaliser l’Éveil Suprême : ces 18 objets de méditations furent tous profitables à leur pratique, mais tes aptitudes sont inférieures aux leurs et tu es incapable de les utiliser tous pour parvenir à la Suprême Sagesse.

C’est pourquoi je t’enseigne à présent de choisir un organe des sens qui convienne pour l’Entrée dans la contemplation unifiée (Samadhi), une fois que tu seras rentrer dans la Contemplation Unifiée et que tu te seras libérerez de l’illusion, alors les six organes des sens deviendront simultanément purs et clairs. »

Ananda demanda alors : «  Honoré du Monde, comment peut-on, en remontant le courant samsarique, pénétrer profondément dans un organe des sens de manière à ce que les six organes des sens deviennent simultanément pur et clairs ? »

Le Bouddha répondit : «  Bien que tu ais réalisé l’Entrée dans le Courant (Shrota-apanna) et déraciner les vues mondaines, tu n’as toujours pas une vue claires de toutes les pensées (internes) qui se sont accumulées depuis des temps sans commencements et dont l’élimination ne peut être obtenue que par une pratique et d’un entraînement régulier. Tu es encore moins au clair sur tes illusions personnelles. Ce que tu perçoit comme vie, présence, changement et mort sera éradiqué au cours l’approfondissement de la Voie.

Regarde à présent tes six organes des sens, sont-ils un ou six?

Ananda, si il sont Un pourquoi ne sais-tu pas voir par tes oreilles, entendre par tes yeux, marcher avec ta tête et parler avec tes pieds ? Si ils sont six, alors pendant que j’expose ce profond Dharma, lequel d’entre eux reçoit mes instruction ?

Ananda répondit : « J’utilise mes oreilles pour le recevoir »

Le Bouddha dit alors : « Si c’était le cas tes oreilles ne devraient avoir aucun lien avec le reste de ton corps. De ce fait, Ils ne sont ni une unité en six parties ni six parties en une Unité ; en d’autre mots, fondamentalement vos organes des sens ne sont ni Unique ni Sextuple.

Ananda, tu devrais réaliser que tes organes des sens ne sont ni unique ni sextuple, tu devrasi réaliser que parce que ta vision (des choses) était inversée depuis des temps sans commencement, l’unique et le sextuple sont nées de ce qui est Parfait et Pur.

Bien que ta maîtrise de l’état de Shrota-apanna (l’entrée dans le courant) ait anéanti (le concept) d’un ou de sextuple, tu es toujours attacher à l’Un (ou l’autre de ces concepts).

Il en est comme du vide (que contiennent) différents récipients. Tous sont appelés de différents noms en fonctions de leurs formes. Si tu cassais ces récipients et regardais à l’intérieur tu dirais qu’il sont remplis du même et unique vide. Mais comment le vide pourrait-il répondre à nos discrimination et devenir un ou multiple ? Comment pourrait-il être quelque chose ou rien du tout. Ainsi, tes six organes des sens sont tels le vide présent dans les différent récipients.

Parce que la lumière et l’ombre se succèdent et se révèle l’un l’autre, leur union (rencontre) avec l’esprit parfait et merveilleux résulte dans la perception, dont l’essence reflète les formes et s’unit à elles pour devenir l’organe des sens. Cet organe provient lui-même des quatre éléments (la terre, l’eau, le feu et le vent) et est appelé œil (et il a la forme d’un raisin). De ce fait cet organe de perception est en recherche constante de formes.

Parce que le mouvement et l’immobilité se succèdent et se révèle l’un l’autre, leur union (rencontre) avec l’esprit parfait et merveilleux résulte dans la ouïe, dont l’essence reflète les sons et s’unit à eux pour devenir l’organe des sens. Cet organe provient lui-même des quatre éléments (la terre, l’eau, le feu et le vent) et est appelé oreille (et il a la forme d’une feuille enroulée sur elle-même). De ce fait cet organe de perception est en recherche constante de sons.

Parce que le mouvement et l’immobilité se succèdent et se révèle l’un l’autre, leur union (rencontre) avec l’esprit parfait et merveilleux résulte dans le savoir, dont l’essence reflète les dharmas et s’unit à eux pour devenir l’organe des sens. Cet organe provient lui-même des quatre éléments (la terre, l’eau, le feu et le vent) et est appelé esprit. De ce fait cet organe de perception est en recherche constante de dharmas.

Ainsi Ananda, c’est six organes des sens transforment l’éveil illuminé en conscience subjective. Ratant ainsi sa substance, l’on s’attache à la fausseté ? C’est pourquoi il n’y a pas d’essence de la vue en dehors de la lumière et de l’obscurité : pas d’essence de l’ouïe sans mouvement et immobilité, … et pas de connaissance en l’absence de création et de destruction.

Tu ne dois pas te laisser aller aux (suivre) les états de calme et de mouvements, de contact et de séparation, de changement et de non-changement, d’ouverture et d’obstruction, de création et de destruction et de lumière et d’obscurité : et de ces douze conditions mondaines, déracine l’un des six organes des sens en le dégageant de tes attachements intérieur et extérieur.

Dès que ces états seront maîtrisée et ramenée au Réel, la lumière apparaîtra. Lorsque la nature lumineuse apparaîtra, les cinq autres attachements seront complètement déracinées et tu seras libéré des vues erronées créés par nos sens.

Cette lumière ne suit pas les organes des sens mais se manifeste au travers d’eux de manière à ce que les six organes des sens fonctionnent en complémentarité. Ananda, ne vois-tu pas dans cette Assemblée Aniruddha qui est aveugle mais qui voit, Upananda qui est sourd mais qui entend (deux dragons de Zhunti GuanYin), la déesse du Gange qui n’a pas de nez mais qui sent, Gavampati qui ne goute pas par sa langue et le dieu Shunyata qui n’a pas de corps mais qui touche ? Ce dieu de la vacuité apparaît temporairement dans la lumière du Tathagata : puisque son corps est tel l’air et n’existe pas matériellement, il a réalisé le Dhyana qui dérive de l’élimination du second et du troisième agrégat, ayant ainsi achevé l’état de Shravaka (Bouddha pour soi). Et Mahakashyapa, assis situé là, a réussi il y a fort longtemps à déraciner l’organe de l’intellect et réalisa ainsi la parfaite connaissance, qui ne provient pas du mental, du procession d’intellection, de la pensée conventionnelle.

Ananda, si tout tes organes des sens étaient déracinés, ta lumière intérieure apparaîtrait, toutes les données des sens ainsi que les conditions sans cesse changeante de ce monde matériel disparaîtraient, comme de la glace fondue par de l’eau bouillante (la fluidité défait nos cristallisation:attachements) et tu réaliserais instantanément l’Éveil Suprême.

Ananda, si un homme qui voit avec ses yeux les fermes, l’obscurité apparaîtra devant lui, lui cachant tous les organes des sens ainsi que sa tête et ses pieds. Si il touche alors son corps avec ses mains, il discernera sa tête ou ses pieds bien qu’il ne puisse pas les voir. Cela démontre que sa connaissance est la même qu’il puisse voir quelque chose dans la lumière ou rien du tout à cause du noir complet.

Ce qui ne dépend pas de la lumière pour se manifester n’est pas affecté par l’obscurité. Après que tous les organes et données des sens aient disparus, pourquoi ne pourrais-tu pas réalisé le Parfait et Absolu Éveil ?


Amituofo!

Amituofo!

Amituofo!

Shi Yao Xin

Trésors du Shurangama: Le point de départ

Nous tenons à partager un autre texte en cours de traduction en vue de la future publication du livret « GuanYin: La Voix du Silence ».

Un texte fondamental du Zen Chinois (Chan) et particulièrement de la tradition du GuanYin FaMen (Porte du Dharma de GuanYin) qui sera l’objet principal du futur livret.

Comme pour nos autres livret, il s’agit d’une « traduction méditée » à partir de notre pratique, des enseignements reçus et de toutes les traductions existantes en langues occidentales.

Tous comme les livrets et traductions précédentes, ce texte est partagé dans une version non définitive afin de profiter à tous les pratiquants sincères.


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Le Point de départ

Extrait du Shurangama Sutra

« Ananda, si tu veux harmoniser ta vision, ton ouïe, ton odorat et ton savoir avec l’Absolu (l’éternel), l’Extase, le Soi et la Pureté du Tathagata, tu devrais commencer par extirper la racine de la Vie et de la Mort (en ton esprit) et renverser/retourner sa fausseté (pour révéler) sa Nature Profonde, qui est bien au-delà du mondain ; et continuer à pratiquer ainsi jusqu’à faire briller ta Vrai Nature (Éveil Fondamental). Ensuite, (harmonise toi avec elle) et reconnaît sa nature pure comme ton propre Esprit Fondamental, comprendre cela est essentiel pour parfaire ta pratique et ta réalisation de la Terre-de-conséquence-du-fruit (de la vérité de la cause et de la conséquence dans tes les aspects qu’elle revêt) .

Il en est comme une eau boueuse dans un contenant propre : laissée non secoué dans le calme complet, le sable et la boue couleront au fond. Lorsque l’eau claire apparaît, c’est ce que l’on appelle la suppression première de la passion (des attachements).
Lorsque la boue à été enlevée, ne laissant que l’eau claire, c’est ce que l’on appelle Trancher en Permanence l’Ignorance Fondamentale. L’éveil est Pur et non-mélangé. De plus ces manifestations ne sont pas de la nature des kleshas (souillures) mais sont parfaitement en harmonie avec les vertus immaculées du Nirvana. »
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Manifeste de la Montagne Intérieure

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Manifeste de la Montagne Intérieure

ou l’ermitage du quotidien

Dans notre sangha, plus encore que dans d’autres, chaque petits groupes de pratiquants (groupes ou ermitages Zen) est, par nature, isolé des autres groupes de la DWZS/OZHY. Pour tous il s’agit d’un vœux personnel, d’une voie radicale dans l’expression, locale, de notre pratique du Zen.

Inspiré tant par les fondateurs même du Zen, qui tous passèrent une partie de leur vie en ermitage, que par différents grands maîtres de notre tradition, nous avons choisi d’appeler ermitage Zen nos lieux de pratique. Outre le respect que l’on peut porter à ce mode de pratique, notre réalité quotidienne de moine réformé/moderne en Occident (travaillant dans le monde et/ou étant marié) ressemble étrangement à la condition des ermites Zen qui de toutes les époques se retiraient dans les montagnes pour vivre leur pratique à l’épreuve de la vie.

En effet, quiconque a déjà fait l’expérience d’une retraite solitaire ou d’une intense pratique seul sait que le romantisme lié à la pseudo vie d’ermite disparaît bien vite et que c’est aux choses les plus quotidiennes, les plus universelles aussi, que l’on a affaire dans ce mode de pratique. De plus, que l’on participe à une grande retraite de plusieurs centaines de moines ou que l’on soit dans une retraite solitaire, notre pire ennemi reste le plus souvent … nous-même.

Une grande sangha est certainement une aide dans la pratique. Le véritable feu intérieur que l’on ressent physiquement dans l’un de ces grands rassemblements est un élément essentiel de la vie d’un pratiquant. Et nous conseillons à tous les pratiquants de participer à ces événements dans un esprit d’ouverture, selon les besoins et les possibilités.

Pour nous, ce n’est cependant pas le centre de la vie d’un pratiquant.

La plupart des moines du Zen ayant désormais pour quotidien leur travail et leur famille, nous pensons que nous devons mettre l’accent sur ce que nous voyons comme le véritable centre de notre pratique… notre quotidien ( le lieu de travail, la table familiale, le bon vieux coussin recousu dans le coin d’une chambre, … ).

C’est pourquoi dans l’esprit de simplicité des maîtres de nos lignées Chan et Zen, nous pratiquons dans ce que nous appelons nos ermitages Zen. Ces ermitages n’offrent pas tous les services que peuvent partager un temple ou un monastère, ils n’en ont pas la vocation.

Ils ne sont pas non plus des lieux de discussions ou de sociabilisation. Ils ne sont en aucun cas des lieux de prosélytisme ou de sectarisme.

Un ermitage en est un lieu où un pratiquant sincère pratique quotidiennement, et partage éventuellement sa pratique, constituant ainsi un petit groupe de pratiquants. Chacun de nos moines pleinement ordonnés est également un Enseignant du Dharma (Dharma Teacher) et un Récipiendaire du Dharma (Dharma Holder) de la DWZS/OZHY.

A ce titre tous peuvent transmettre les préceptes aux étudiants et partager leur pratique dans leurs ermitages ou sur internet. Cependant, aucun d’entre nous n’est rémunéré pour le faire ou ne peut en faire son gagne-pain.

C’est donc un réseau relativement libre et ouvert de tout petits groupes qui se dessine. Et c’est précisément cela qu’est notre sangha. Un lien, un lignage, un dialogue entre ces différents groupes et pratiquants unis dans leur sincère pratique quotidienne d’une assise et d’une liturgie Zen commune.

Naturellement, dans ce type de petite structure les pratiques et rencontres régulières entre Enseignant du Dharma et étudiant sont absolument essentielles. Elles sont ce qui fait toute la beauté de cette pratique où l’on est, paradoxalement, à la fois très loin et très proche de son Enseignant du Dharma. Plus que jamais, en cette époque où la technologie est jusque dans nos poches, la distance et le temps s’évanouissent pour nous aider à manifester le Dharma.

Dans cet esprit, le site de notre sangha (dharmawindszensangha.org) est la grande porte de notre monastère sans porte. Toute personne intéressée étant invitée à nous contacter via le formulaire de la page Contacts/Links

Le véritable Bodhimandala, le stupa spirituel, est là ou un pratiquant sincère pratique la voie. Dans cet esprit nous invitons chacun à apprécier sa pratique et à la manifester sincèrement pour le bien de tous les êtres, au-delà de la critique ou des honneurs, des conventions et des préférences.

Puissent chacun de nos novices et moines pleinement ordonnés trouver et manifester la Montagne Intérieure, la Voix du Silence, la source toujours jaillissante … en eux-même.

Amituofo !

Amituofo !

Amituofo !

Edit: An English translation from Google translation service:

Manifesto of the Inner Mountain or the hermitage of everyday life

In our sangha, even more than in others, each small group of practitioners (Zen groups or hermitages) is, by nature, isolated from the other groups of the DWZS / OZHY. For all this is a personal wish, a radical way in the local expression of our practice of Zen.

Inspired by the very founders of Zen, who all spent part of their lives in hermitage, and by different great masters of our tradition, we chose to call our Zen hermitage our place of practice. In addition to the respect that can be attached to this mode of practice, our daily reality of a reformed / modern monk in the West (working in the world and / or being married) is strangely similar to the condition of the Zen hermits who, from all ages, retreated to the mountains to live their life-proof practice.

Indeed, anyone who has ever experienced a solitary retreat or intense practice alone knows that the romanticism associated with the pseudo-hermit life disappears quickly and that it is the most everyday things, the most universal, that we are dealing with this mode of practice. In addition, whether one participates in a large retreat of several hundred monks or that one is in a solitary retreat, our worst enemy remains most often … ourselves. A great sangha is certainly a help in practice. The real inner fire that one feels physically in one of these large gatherings is an essential part of a practitioner’s life. And we advise all practitioners to participate in these events in a spirit of openness, according to the needs and possibilities. For us, however, this is not the center of a practitioner’s life. Since most Zen monks now have their work and their families on a daily basis, we think we need to focus on what we see as the real center of our practice … our everyday life (the workplace, the family table, the good old cushion stitched in the corner of a room, …). This is why in the spirit of simplicity of the masters of our lineage Chan and Zen, we practice in what we call our Zen hermitages. These hermitages do not offer all the services that can share a temple or a monastery, they do not have the vocation. They are also not places of discussion or socialization. They are in no way places of proselytism or sectarianism. A hermitage is a place where a sincere practitioner practices daily, and eventually shares his practice, thus constituting a small group of practitioners. Each of our fully ordained monks is also a Dharma Teacher and DWZS / OZHY Dharma Holder. As such, all can transmit the precepts to students and share their practice in their hermitages or on the internet. However, none of us are paid to do so or can make a living. It is therefore a relatively free and open network of very small groups that is emerging. And that is precisely what our sangha is. A link, a lineage, a dialogue between these different groups and practitioners united in their sincere daily practice of a common Zen liturgy and liturgy. Naturally, in this type of small structure the regular practices and meetings between Dharma Teacher and student are absolutely essential. They are what makes all the beauty of this practice where one is, paradoxically, both very far and very close to his Dharma Teacher. More than ever, at this time when technology is in our pockets, distance and time fade away to help us manifest the Dharma. In this spirit, the site of our sangha (dharmawindszensangha.org) is the great door of our monastery without a door. Anyone interested is invited to contact us via the form on the Contacts / Links page The real Bodhimandala, the spiritual stupa, is where a sincere practitioner practices the way. In this spirit we invite everyone to appreciate his practice and to manifest it sincerely for the good of all beings, beyond criticism or honors, conventions and preferences. May each of our novices and monks fully ordained to find and manifest the Inner Mountain, the Voice of Silence, the spring still gushing … within themselves.

Shi Yao Xin

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Dharma Winds Zen Hermitage / Ermitage Zen Vents du Dharma, Namur (Belgique)

Manifester les racines!

IMG_20161106_215737.jpgAfin de clarifier notre identité et notre pratique auprès de nos lecteurs, la DWZS/OZHY à choisi d’expliciter les liens qui l’unissent, depuis de nombreuses années, au Dharma Soto Zen de la lignée de Matsuoka Roshi et de Shi Shen Long ( Ryugen Fisher), au travers de Shi Shen Xi (fondateur de l’Order of Engaged Buddhists-OEB).

Par conséquent, la page d’accueil ainsi que la page de présentation anglaise ont été actualisée, en concertation avec le prieur d’OEB et l’abbé du Zen Buddhist Order of Hsu Yun.

Nous espérons refléter ainsi au mieux le coeur de notre pratique, faite d’un dialogue entre nos racines chinoises et japonaises avec notre réalité occidentale.

Puissions nous transcender tout sectarisme et manifester les racines de notre pratique au coeur de nos vies!

Amituofo! Amituofo! Amituofo!

Shi Yao Xin

Histoire Zen de Ming Zhen 07

C’est avec plaisir que nous vous partageons la septième histoire Zen de Ming Zhen.

Comme les précédentes, c’est une histoire simple mettant en lumière des aspects pratiques de la voie.

Nous espérons pouvoir partager les 10 premières histoires dans un livret au format pdf d’ici la fin de l’année. Les trentes autres suivront dans les années à venir.

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Histoire Zen de Ming Zhen 7

Le Roi Singe
Chers amis,

Combien de fois assignons une tâche à quelqu’un qui n’a pas qualité pour le faire. Nous prenons la solution la plus facile pour lui assigner une tâche … peut-être parce qu’il est notre ami et que nous voulons lui montrer que nous avons confiance en lui. Ou parce que nous sommes tellement occupés, que nous lui attribuons cette tâche et puis nous l’oublions, espérant que tout ira pour le mieux.

L’état alerte de l’esprit zen nous oblige à être certains que la personne est en mesure d’effectuer la tâche. L’action juste du zen exige que nous nous rendions compte que, bien que l’homme puisse recevoir des louanges s’il se comporte bien, il puisse recevoir également le mépris et le ridicule s’il échoue. Et parfois, quand c’est le cas, beaucoup de dégâts peuvent être fait. Ce n’était que la conséquence de notre mauvais choix s’il était responsable de ces dommages, et ainsi le Zen exige que nous tenions compte de ces conséquences. Voici une courte histoire illustrant ce point.
Joint à un palais, il y avait un jardin potager entretenu par un très consciencieux jardinier. Il y avait aussi une troupe de singes qui occupaient les arbres autour du jardin.

Le jardinier a souvent parlé au roi singe et les deux sont devenus des amis.
Un jour, le jardinier a appris qu’il y aurait une grande fête dans une ville voisine. Il voulait assister aux festivités, mais comme c’était la saison sèche et il était important que les légumes soient arrosés.

«Voulez-vous arroser les légumes pour moi pendant que je m’absente? « demanda le jardinier du roi singe. «Certainement», dit le singe. « Mais je ne sais pas quelle quantité d’eau donner aux plantes. »

« Tout dépend du système racinaire de la plante», a déclaré le jardinier. « Si la racine de la plante est longue et profonde, la plante nécessite très peu d’eau. Mais si la racine est courte et peu profonde il lui faudra plus d’eau « .

« Ah, » dit le roi singe. « Je comprends. »
Une semaine plus tard, le jardinier est revenu et force est de constater que chaque plante dans le jardin avait été retirée, et que la plupart d’entre elles étaient mortes ou mourantes.

« Qu’avez-vous fait? «demanda le jardinier d’un air furieux au roi singe.
« J’ai fait exactement comme vous l’aviez dit. J’ai donné plus d’eau pour les plantes avec des racines courtes que je n’en donnais aux plantes avec de longues racines. Mais pour affirmer la longueur de la racine des plantes, il me fallait les retirer de terre « .

Sachons donc percevoir la racine des maux auxquels nous nous attaquons!

Traduction par Qian Xin, révisions par Shi Yao Xin

Fête des ancêtres et des esprits

 

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Autel aux ancêtres avant la cérémonie au Dharma Winds Zen Hermitage, Namur (Belgique)

C’est avec joie que nous souhaitons à nos frères bouddhistes une bonne fête des ancêtres et des esprits!

Bien que fêtée dans les pays asiatiques au coeur de l’été, cette manière ne convient que peu à nos réalités occidentales, c’est pourquoi nous fêtons les ancêtres et les esprits autour de la Toussaint et de la fête des morts dans notre ordre.

Lors de cette cérémonie nous avons chanté les louanges d’usage et les mantras destinés à consacrer nos offrandes aux esprits, symbolisés par une petite stèle.

Puisse les Bouddhas des 10 directions aider tous les êtres à trouver le chemin de l’illumination, en eux et autour d’eux!

Le « Véritable Zen »

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Certains recherchent « le véritable zen » en discriminant les autres traditions pour ce qu’elle font ou ne font pas, disent ou ne disent pas. Avoir tort ou raison n’a pourtant aucun sens dans le Zen. Seul compte le fait de manifester la vérité. Celle qui est vécue, mâchée et remâchée, celle que chacun vit et exprime différemment.

Personne ne peut manifester la réalité telle que vécue intimement par une autre personne. Personne ne peux le faire à votre place. Chercher à savoir qui a raison ou tort c’est comme discuter de la qualité de la charpente lorsque la maison est en feu. Souvent ce n’est que sophisme et rhétorique… mais ça n’est pas le Zen.

Alors, zennistes, channistes et bouddhistes de tous poils, manifestez VOUS-MÊME la manière dont vous expérimentez la Voie. Ne basez pas votre pratique sur les argumentations, ce pourquoi les autres auraient tort de vivre la pratique de telle ou telle manière. Il y a mille couleurs dans l’arc en ciel des traditions. Tous enseignent la même vérité:

Le Zen c’est la manifestation personnelle de notre nature universelle. Celle-ci englobant toutes choses en tout lieux, en nous et autour de nous, sans aucunes distinctions.

Shi YaoXin