Trésors du Shurangama: L’Ouïe n’est pas le Son

La Dharma Winds Zen Sangha (DWZS/OZHY) a le plaisir de vous partager un nouvel extrait du Sutra Shurangama en traduction, en vue de la future publication d’un livret pour ce printemps 2017.

Comme pour nos autres livrets, il s’agit d’une « traduction méditée » à partir de notre pratique, des enseignements reçus et de toutes les traductions existantes en langues occidentales. Tous comme les livrets et traductions précédentes, ce texte est partager dans une version non définitive afin de profiter à tous les pratiquants sincères.

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L’Ouïe n’est pas le Son

(Instructions principales pour l’étude de l’esprit Un)

 

Ananda dit « Honoré du Monde, bien que le Tathagata ait enseigné le deuxième facteur décisif (dans le développement de l’esprit), je pense que si l’homme qui est doué pour dénouer des nœuds ne sait pas comment ils se sont noués, il ne pourra pas les dénouer. Dans cette assemblée, moi et ceux qui avons besoins d’instructions sommes dans le même cas. Depuis des temps sans commencements nous, et notre illusion, avons tous deux été sujets à la naissance et à la mort, et bien que nous ayons cultivé les bonnes qualités qui nous ont permis d’augmenter notre sagesse par l’écoute, c’est pourquoi nous sommes appelées ceux qui ont quitté la maison (bonze) , nous sommes comme une personne souffrant de malaria qui revient de temps en temps  (infecté le patient). Aurez-vous pitié de nous, allez-vous nous sauvez de la noyade ? Allez)vous nous dire lequel de notre corps ou de notre esprit est noué et comment dénouer de manière à ce que tous les êtres en souffrances échappent au samsara et évitent de tomber dans les trois royaumes de l’existence ? »

Après avoir dit cela, lui et toute l’Assemblée se prosterna et pleurèrent des larmes amères et attendirent une suprême révélation de la part du Bouddha.

Le Bouddha eut pitié d’Ananda et de l’Assemblée et de tous les futurs êtres sensibles qui doivent encore besoin de d’étudier et de s’instruire. Pour leur permettre de planter la cause de leur futur manifestation dans le monde (comme enseignants) et devenir ainsi l’oeil de la sagesse pour guider les futures générations. Il étendit sa main qui brilla d’une lumière dorée et la posa sur la tête d’Ananda (pour le réconforter).

A ce moment là;n toutes les Terres de Bouddhas dans les dix directions tremblèrent six fois et tous les Tathagatas, aussi nombreux que les grains de poussières, rayonnèrent du sommet de leurs crânes des rayons de lumière qui atteignirent le Parc de Jetta et illuminèrent la tête du Bouddha. L’assemblée n’avaient jamais vu une telle chose auparavant. Alors Ananda et tous ceux qui étaient présent entendirent d’innombrables Bouddhas déclaré d’une seule voix :

« Excellent, Ananda, Si vous voulez tous savoir de l’Ignorance Fondamentale qui vous fait transmigrer dans le samsara, (vous devriez savoir que) les racines de la naissance et de la mort sont vos six organes des sens. Si vous voulez tout savoir du Suprême Éveil, Ce sont les six organes des sens qui vous permettront de réaliser rapidement la joie de la libération et de la permanence du Nirvana. »

Bien qu’Ananda ait entendu ces paroles, il n’était pas certain de leur sens profond. Ananda se prosterna alors et demanda au Bouddha « Comment les si organes des sens peuvent-ils être la cause de la transmigration dans le samsara ET cause de la joie de l’Absolu Nirvana ? »

Le Bouddha répondit « Ananda, tant les organes des sens que leurs objets jaillissent de la même source, attachement et libération ne sont pas deux choses différentes. La conscience est illusoire, comme une fleur dans le ciel. Ananda, votre savoir provient de tous les phénomènes qui prennent forme par le biais des sens. Tant la forme que la vision sont mutuellement dépendant, comme deux paquets (colonnes) de joncs reposant l’une sur l’autre. De ce fait, lorsque votre intellect agit comme le « connaisseur », c’est la racine de l’ignorance elle-même, et pourtant, quand le « connaisseur » est « libre de la vision », se sera le Nirvana qui est transcendant et pur. Comment, dans le deuxième cas, des éléments externes pourraient s’introduire ? »

 

Le Bouddha répéta alors son enseignement en récitant le gatha suivant :

« La Vrai Nature est libre de tous phénomènes

Qui sont des illusions créées par des causes

Le Noumène (substance) ne naît ni ne retombe mais

Tous les phénomènes sont des fleurs dans le ciel.

L’irréel révèle le réel mais tous deux sont des illusions.

Puisqu’il n’y a rien qui ne soit réel ou irréel

Comment un objet et un sujet pourrait-il existé ?

Entre les deux, il n’y a pas de vrai nature commence

Le point ou deux faisceaux de jonc se rejoignent pour tenir debout.

Nouer et Dénouer provient des même causes,

alors que le saint et l’homme mondain ne sont pas dualité.

Considérez la nature fondamentale au point de rencontre

Ou Être et Ne Pas Être ne peuvent exister.

Si vous négliger cela vous êtes dans l’illusion,

Si vous vous y éveillez vous êtes instantanément libre.

Six nœuds sont défaits les uns après les autres,

Lorsque les six disparaissent, l’Un disparaît également,

Choisissez un organe des sens qui est omniprésent:pénétrant,

Pour entrer le Saint Courant et atteindre la Bodhi.

Les vieilles habitudes coulent telles un torrent,

Dans la Subtile Conscience Alaya.

Puisque le réel, bien qu’irréel, peut créer la confusion

Je ne vous l’ai pas révélé.

 

Lorsque l’Esprit est concentré sur la recherche de l’esprit (lui-même,

Ce qui est fondamentalement non-illusion devient illusoire.

Si vous cessez tout attachement alors rien n’est réel :

Si ce qui n’est pas l’illusion cesse, de jaillir,

Alors comment l’illusion viendrait à l’existence ?

 

Ceci est le Profond Enseignement  du Lotus,

Le Précieux Eveil du Joyau Royal,

Le Samadhi du Voir toutes Choses comme Illusion,

Qui d’un claquement de doigt amène à l’état au-delà de toute étude.

La Doctrine insurpassable est suivie par tous les Bhagavats de toutes les directions,

Sur le Chemin Unique qui mène au Nirvana.

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