La sangha de notre «Vieille Lune» – A Single Thread Sangha

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C’est avec grand plaisir que nous vous partageons un lien vers le site de A Single Thread Sangha, la sangha de notre soeur dans le Dharma, notre « Vieille Lune »: YaoXiang Shakya.

Nous sommes fille et fils du même Dharma, celui de notre chère enseignante MingZhen Shakya, et avons fait le vœux commun de perpétuer ses enseignements dans nos styles respectifs, différents et complémentaires. Un lien de pratique et de confiance nous lie dans le respect aux maitres de notre lignée.

Nous avons également fait le vœux commun de servir notre Ordre, le ZBOHY-zatma.org, dans la direction commune d’un Conseil Abbatial, soumis aux grand maitres historiques de l’ordre, remplaçant le système abbatial reposant sur un seul bonze, originellement mis en place il y a 20 ans.

Comme notre vénérée MingZhen Shakya, Shi Yao Xiang est une ecrivain qui partage sa prose prolifique gratuitement, ainsi qu’une artiste graphique au style propre et d’une grande sensibilité. Elle partage également la même lumière que notre vieux soleil, celle de sa pratique simple et sincère!

Je ne saurais trop vous conseiller de visiter le site de la rév. bonze enseignante Yao Xiang Shakya : http://www.asinglethread.net/

Amituofo !

Shi YaoXin

Matinée de pratique – Fête de la Sagesse

IMG_20170410_122840Le Dharma Winds Zen Sangha/Ordre Zen de Hsu Yun (DWZS/OZHY) vous partage qu’elle organisera ce dimanche 30 avril une matinée de pratique pour commémorer la Fête de la Sagesse du Bodhisattva Manjushri (ch. Wenshu Pusa, jp. Monju bosatsu).

Rejoignez-nous en ligne (ou directement au Dharma Winds Zen Hermitage de Namur) ce dimanche 30 avril de 8h à 12h30 pour partager notre pratique. Nous pratiquerons l’assisse et la marche méditative, dans le silence, par tranches de 25 min. Nous terminerons par une petite liturgie (soutra du cœur et transfert de mérite universel).

N’hésitez donc pas à nous rejoindre, selon vos possibilités, pour commémorer avec nous!

Amituofo!

Amituofo!

Amituofo!

Shi Yao Xin

Fête de la Naissance du Bouddha Shakyamuni

IMG_20170408_202513La Dharma Winds Zen Sangha/Ordre Zen de Hsu Yun (DWZS/OZHY) commémore la naissance du Bouddha Shakyamuni le 08 avril, c’est donc avec joie que nous souhaitons à nos frères dans le Dharma et à nos lecteurs une joyeuse fête !

Malheureusement, nous ne pourrons partager de journée de pratique pour l’occasion. Nous vous invitons à partager la pratique avec nous le week-end du 30 avril lors d’une journée de pratique autour de la fête de la Sagesse du Bodhisattva Manjushri (ch. Wenshu Pusa, jp. Monju bosatsu). Celle-ci sera en grande partie accessible en ligne. Plus d’informations à venir.

Amituofo!

Shi YaoXin

Fête de la Compassion du Bodhisattva Avalokiteshvara

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La Dharma Winds Zen Sangha/Ordre Zen de Hsu Yun (DWZS/OZHY) commémore le Bodhisattva Avalokiteshvara (GuanYin Pusa – Kannon Bosatsu) le 15 mars, c’est avec joie que nous souhaitons à nos frères dans le Dharma et à nos lecteurs une joyeuse fête de la Compassion!

Nous espérons vous retrouvez autour du 30 avril prochain pour une journée de pratique en commémoration de l’Illumination du Bodhisattva Manjushri (Wenshu Pusa – Monju Bosatsu).

Amituofo!

Amituofo!

Amituofo!

Shi YaoXin

Livret: 10 Histoires Zen de Ming Zhen

La Dharma Winds Zen Sangha / Ordre Bouddhiste Zen de Hsu Yun est fière de vous présenter la première édition bêta du livret des « 10 histoires Zen de Ming Zhen Shakya » auquel nous avons travaillé cette année.

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Nous remercions le Bonze novice Shen Hai (QianXin) pour son travail durant cette année.

Nous remercions également l’auteur, notre regretté enseignante, pour ces ‘histoires pour les simples’ qu’elle aimait tant.

Retrouvez le livret: « 10 histoires Zen de Ming Zhen shakya » en cliquant ici

Shi Yao Xin

Amituofo!

Amituofo!

Amituofo!

Son d’une seule main et Voix de GuanYin/Kannon

cropped-img_20150409_124358_1.jpgUn ami de notre sangha, révérend moine de l’ecole Rinzai (Linji), me partageait ce matin deux citations du grand maître et réformateur Rinzai: Hakuin Ekaku.

Ce dernier a, entre autre, institué la quintuple division des koans telle qu’elle existe aujourd’hui dans l’école japonaise. Cette division est bien étrangère à notre tradition du Zen Chinois (Chan) et ne se comprend que dans un contexte donné.

Par contre, Hakuin est également à l’origine d’un changement qui nous concerne au plus au point. En effet, le grand maitre modifia le koan initiatique, principal, de son école. Il préféra faire travailler ses étudiants sur son fameux koan «le son d’une seule main» plutôt que sur le traditionnel «Mu de Zaozhou/Joshu» qui débute le WuMenGuan/MumonKan et est bien souvent le début du travail sur le koan (sur le Huatou/Wato dans notre tradition).

La pratique du « retournement de l’Ouie sur elle-même », « Écoute du Son du Silence », appelée également Porte de GuanYin/Kannon dans le Sutra Shurangama, et que notre regrettée Enseignante Ming Zhen appelait populairement le « Zen de l’oreille», est précisément appelé par certains maitres chinois contemporains: «Zen de l’Écoute du Son d’une seule main».

Se pourrait-il que le maitre Rinzai du XVIIeme siècle ait fondé sa réforme et son enseignement sur cette pratique de l’écoute de la «Voix de GuanYin/Kannon» comme le koan du «son d’une seule main» le laisserait penser? Chacun jugera selon son coeur.

En tous les cas, voici deux courts extraits de commentaires sur le koan du «Son d’une seule main» par maître Hakuin lui-même, nos remerciements au révérend Hozan!

«Kannon signifie observer les sons. C’est le son d’une seule main. Si vous pénétrez/comprenez ce point vous serez éveillés. Lorsque vos yeux voient, le monde entier est Kannon

«Lorsque vous entendrez par vous même la voix d’une seule main, quoi que vous fassiez, que ce soit apprécier votre riz ou boire une tasse de thé, tous cela sera le samadhi du vivre avec l’Un, en accord avec l’esprit des Bouddhas.»

Chant de l’Esprit de Maitre Niutou Farong

C’est avec plaisir que la Dharma Winds Zen Sangha (DWZS/OZHY) vous présente sa traduction d’un chant d’illumination de Niutou Farong, la tête de buffle, un disciple de maitre DaoXin le 4ème Patriarche qui nous a laissé un chant d’illumination ayant énormèment influencé ses contemporains.

Comme nos autres traductions, il s’agit ici d’une « traduction méditée », fruit de la pratique et de la lecture méditée de nombreuses versions du texte.

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Chant de l’Esprit (Hsin Ming)

Vénérable maître NiuTou Farong (VIIème siècle)

La nature de l’Esprit ne vient de nulle part
A quoi bon connaissance et idées ?
originellement, pas une seule vérité
alors, pourquoi parler de pratique ?

Allées et venues sans fin,
chercher sans trouver ,
autant ne rien faire .
alors, la paix étincelante ?

La passé est espace vide.
La connaissance est la perte du principe.
Diffuse ta lumière sur le monde.
Éveillé et pourtant obscur.

Si la dynamique du sans esprit est obstruée,
on manque la vérité.
Les choses viennent puis se résorbent,
a quoi bon l’introspection ?

Lorsque toute émergence est libre,
les choses sont l’éveil même.
Pour purifier l’Esprit
encore faudrait-il le trouver.

A travers le temps et l’espace, pas d’éveil.
C’est la grande profondeur.
La connaissance est inconnaissance
La connaissance saisit l’essentiel.

Utiliser l’Esprit pour apaiser l’Esprit
est le plus grand des égarements
dans l’oubli de la naissance et de la mort
émerge la nature originelle.

Le principe absolu ne peut être expliqué,
il n’est ni lié ni libéré.
Frémissant et accordé au monde,
Sa présence crève les yeux.
Lorsqu’il n’y a pas d’objet face à vous,
Dans ce rien, la totalité des mondes !
Ne l’examinez pas à l’aide de la sagesse
car sa substance même est obscure et vide.

Les pensées surgissent et disparaissent,
celle qui précède est identique à celle qui suit.
Lorsque celle qui suit ne s’élève pas,
la pensée qui précède s’évanouit.

Présent, passé, futur, il n’y a rien.
Pas de conscience, pas de Bouddha.
Les êtres libérés, l’Esprit ouvert
se manifestent à partir de cette liberté.

Ils distinguent alors profane et sacré,
leur confusion fleurit
coupant les cheveux en quatre, ils dévient.
A chercher la vérité, tu quittes la Voie.

La guérison consiste à rejeter profane et sacré.
Alors, pure clarté étincelante.
Aucun besoin d’habileté et de travail,
agis comme un enfant.

Dans cette vivacité,
connaissance silencieuse,
tranquillité dégagée de vues
dans l’obscurité de ta demeure.

Vif et sans errance
L’esprit est silencieux et paisible,
tous les phénomènes réels et éternels,
ont jaillis d’une grande profusion non différenciée.

Allant et venant, assis, debout,
sans attaches,
n’affirmant aucune direction,
peut-il encore y avoir naissance et mort ?

Il n’y a plus ni unité, ni dispersion,
lenteur ou rapidité.
Tranquillité et lumière sont naturelles
et ne peuvent être expliquées.

l’Esprit est authentique.
Plus besoin de mettre fin au désir,
la nature étant spatiale
laisse l’Esprit aller où elle veut.

Ni limpide, ni nimbée,
ni profonde, ni superficielle,
dès l’origine cela échappait au temps
et cela n’a pas de futur.

Alors, insoumis,
c’est l’Esprit originel
qui originellement n’est pas,
car l’origine est à cet instant même.

L’éveil a toujours existé,
pas besoin de le préserver.
Les tourments n’ont jamais existé
Pas besoin de les éliminer.

L’intuition s’illumine d’elle-même
toutes les vérités ne sont que cela,
il n’y a ni retour ni don,
arrête la contemplation, oublie de retenir.

Permanence, félicité, pureté et ego ne surgissent pas.
Le corps essentiel, le corps de félicité, le corps de transformation
sont là depuis toujours.
Les six organes des sens touchent leur royaumes.
La discrimination n’est pas la connaissance.

Dans l’Esprit focalisé, nulle distraction
Les myriades de conditions s’harmonisent,
l’Esprit et la nature originelle se fondent,
unis mais sans dépendance.

Sans produire quoi que ce soit, accordé aux phénomènes,
goûte partout la tranquillité
l’éveil vient de l’absence d’éveil
ainsi éveille-toi au non-éveil !

Quant au gain et à la perte
pourquoi les qualifier ?
tout ce qui est vivant
a toujours été présent.

Sache que l’Esprit est absence de conscience
la maladie passée, plus de remède.
Lorsque tu es confus, libère-toi.
Éveillé, tout est comme avant.

Dès l’origine, il n’y a rien à obtenir.
A quoi bon se détacher du monde ?
Lorsque quelqu’un prétend voir des démons,
On peut toujours parler de vide, il les voit quand même !

Ne détruit pas les émotions des êtres,
enseigne-leur simplement à dissoudre l’intention.
Lorsque l’intention disparaît, l’esprit est aboli.

Lorsque l’Esprit est abolie, tout est non-agir.

A quoi bon confirmer l’espace ?
Naturellement, la clarté est établie.

Ayant complètement éteint naissance et mort,
L’esprit profond s’installe dans le principe,
ouvrant les yeux et voyant les formes,
l’Esprit est accordé au monde.

A l’intérieur de l’Esprit, pas de mondes.
A l’intérieur des mondes, pas de conscience.
Mais si tu utilises l’Esprit pour abolir le monde
Tous deux seront perturbés.

l’Esprit paisible et le monde tel qu’il est :
rien à saisir ni à abandonner.
Le monde s’effondre dans l’Esprit,
l’Esprit se dissout dans le monde.

Quand ni l’un ni l’autre n’apparaît,
il y a tranquillité et clarté sans limite.
Le reflet de l’éveil paraît
sur les eaux éternelles de l’esprit.

Naturellement simple de cœur et d’esprit
sans s’établir dans le proche ou le lointain,
indifférent à la faveur ou à la disgrâce,
tu ne choisis pas ta demeure.

Tous les liens s’estompent soudainement,
L’oubli s’installe,
Le jour éternel bascule dans la nuit,
la nuit éternelle se fond dans la clarté.

Extérieurement non conventionnels,
Intérieurement spacieux et authentiques,
ceux qui ne sont pas perturbés par le monde
sont établis dans la grandeur et la stabilité.

Dépourvus de toute vue, même celle d’être né,
dans la présence et sans notions,
pénétrant tout chose,
infiltrant la totalité depuis toujours.

Penser mène au manque de clarté.
Cela noie et trouble le corps.
Utiliser l’Esprit pour arrêter l’activité
la rend encore plus capricieuse.

Les dix mille vérités sont partout
Mais il n’y a qu’une voie d’accès,
elle n’entre ni ne sort,
au-delà de la quiétude et de l’agitation.

La pénétration des auditeurs et des éveillés pour soi
Ne peut l’expliquer.
En fait, il n’y a pas un seul objet à saisir.
Seule existe la sagesse merveilleuse.

Ton visage originel est illimité.
L’esprit ne peut le saisir.
L’éveillé authentique ne connaît pas l’éveil.
Le vide n’est pas vide.

Tous les bouddhas du passé, du présent et de l’avenir
Chevauchent ce principe essentiel.
La pointe d’un cheveu
Contient la totalité des mondes.

Ne t’attache à rien,
Laisse ta conscience libre,
Ne la fixe nulle part
et sa clarté spatiale émerge spontanément.

Paisible, sans produire de dualité,
Libéré dans l’espace-temps illimité,
Ton action ne laisse aucune trace,
Aller ou venir ne fait aucune différence.

Le soleil de la connaissance est paisible,
La lumière du Samadhi étincelante.
Illuminant ce jardin sans forme
Brillant sur la cité du Nirvana.

Dans l’Un , plus de relation à l’objet.
l’Esprit est investie et installée dans la substance.
Sans te lever de ton siège,
Tu te reposes paisiblement dans une salle vide.
Prendre du plaisir au Tao est apaisant.
Libre de vagabonder, détendu au sein de la réalité,
Sans agir et sans atteindre quoi que ce soit,
Sans dépendre de rien, tu te manifestes naturellement.

La conduite et les états d’esprit illimités
Sont tous sur la même voie,
Si tu ne les scindes pas par l’Esprit,
Toute chose demeure dans l’indifférencié.

Sachant que le né et le non-né sont un,
L’éternité apparaît.
Le sage accède à l’ultime
Sans le secours du verbe

Journée de Pratique – Nirvana du Bouddha

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Journée de Pratique – Nirvana du Bouddha

Afin de commémorer le Nirvana Final du Bouddha Shakyamuni, nous organisons une après-midi de pratique.

Rejoignez-nous ce samedi 18 février de 12h30 à 17h30.

Nous débuterons par une petite liturgie (Cliquez-ici pour obtenir la liturgie de la journée).

Chaque période d’assise et de marche méditative durera 25min afin que tous puisse partager ce temps avec nous

Pour nous rejoindre suivez ce lien vers l’événement Google+, la pratique en elle-même sera partagée via le service Google Hangout: https://plus.google.com/u/0/events/cd6snchtpsvp4pavtb5b4a5dtmc?authkey=CPazk7-R-qeNSA depuis l’ermitage de Shi YaoXin (Ermitage Zen Vents du Dharma (Dharma Winds Zen Hermitage), à Namur, Belgique.

Amituofo ! Amituofo ! Amituofo !

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Song of Open Doors to Dharma Winds – Chant de la Porte Ouverte aux Vents du Dharma

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Song of

Open Door to Dharma Winds

Heaven, earth, sun, moon, mountains, rivers, this vast world are in truth the Great Kasaya of the Buddha.

Every day, however, you enter through the six doors, seeking what has never left you. Stop losing your precious life!

On the pathless Zen path, keep faith in your Buddhist Nature, harmonize with the masters, their teachings and their methods. At every moment, investigate Zen. At every moment, look with sincerity deep inside of What Is, without adding anything. Just View, Just Action. Naturally, Manifest your Universal Nature.

Wherever you are, when your mind is confused, shines the flame of Attention! By the attention to the breath, by the recitation of a sacred formula or by the practice of Mu, enter the Inner Silence.

Established in Concentration, turn the Light of Attention back inward. At this very moment, who is attentive to the breath? Who recites the sacred formula? Where is Mu? Sincerely observe the root of what is born and what dies, without attaching to birth and death.

Established in Union, Concentration and Observation in harmony, All sounds are the Subtle Breath! All sounds are sacred formulas! All sounds are Mu! In the letting go, the voice of KuanYin / Kannon resonates everywhere.

The True Door has no door. Here, neither mundane nor sacred, just the authentic person. Samadhi Without-Traces is free of shapes and space, within shape and space … The Cosmic Breath.

So go, without traces, and let your True Nature manifest itself in you, through you, around you.

Amituofo! Amituofo! Amituofo!

Shi YaoXin

Ps: A Cloud Gate, a stupid mountain, an empty cloud, a waking cloister, a wonder and a shining pearl have manifested, manifested themselves and will manifest themselves – beyond time and space – for us share the path of Samadhi Without-Traces

Edit: English version from the Google Translation service

Chant de la

Porte Ouverte aux Vents du Dharma

Ciel, terre, soleil, lune, montagnes, rivières, ce vaste monde est en vérité le Grand Kasaya du Bouddha.

Chaque jours pourtant tu t’engouffres par les six portes, cherchant ce qui ne t’as jamais quitté. Cesse de perdre ainsi ta précieuse vie !

Sur le chemin sans sentiers du Zen, garde foi en ta Nature Bouddhique, harmonise-toi avec les maîtres, leurs enseignements et leurs méthodes. À chaque instants, investigue le Zen. À chaque instants, regarde avec sincérité au plus profond de Ce Qui Est, sans rien ajouter. Vue Juste, Action Juste. Naturellement, Manifeste ta Nature Universelle.

Où que tu sois, lorsque ton esprit est confus, fait briller la flamme de l’Attention ! Par l’Attention au souffle, par la récitation d’une formule sacrée ou par la pratique de Mu, rentre dans le Silence Intérieur.

Établi dans la Concentration, retourne la lumière de l’Attention vers l’intérieur. A cet instant précis, Qui est attentif au souffle ? Qui récite la formule sacrée ? Ou est Mu ? Observe sincèrement la racine de ce qui naît et de ce qui meurt, sans t’attacher à la naissance ni à la mort.

Établi dans l’Union, Concentration et Observation en harmonie, Tous les sons sont le Souffle Subtil ! Tous les sons sont des formules sacrées!Tous les sons sont Mu! Dans le lâcher-prise, la voix de GuanYin/Kannon résonne en tous lieux.

La Véritable Porte est dépourvue de porte. Ici-même, ni mondain, ni sacré, simplement la personne authentique. Le Samadhi Sans-Traces est libre de formes et d’espace, au sein de la forme et de l’espace… Le Souffle Cosmique.

Alors va, sans-traces, et laisse ta Véritable Nature se manifester en toi, par toi, autour de toi.

Amituofo !

Amituofo !

Amituofo !

Shi YaoXin

Ps: Une Porte des Nuages, une montagne stupide, un nuage vide, un cloitre d’éveillés, une merveille  et une perle brillante se sont manifestés, se manifestent et se manifesteront – au-delà du temps et de l’espace – pour nous partager la Voie du Samadhi Sans-Traces.

Histoire Zen de Ming Zhen 10

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La mort et les graines de moutarde

Chers amis,

Lorsque quelqu’un meurt, nous nous attendons souvent à ce que les bouddhistes nous parlent de réincarnation et de ce que les morts deviendront dans une prochaine vie.

Le Zen adopte une vision plus pragmatique de la mort.

En Inde, le Bouddha voyageait de ville en ville pour délivrer ses enseignements du Dharma. Beaucoup venaient de loin pour en entendre parler. Souvent, ils demandaient conseil, et le Bouddha leur répondait avec bonté.

Une jeune mère, nommée Kisa Gotami, était seule à la maison pendant que son mari voyageait en campagne pour son travail. Elle était une jeune fille inexpérimentée et vivait trop loin de sa propre mère pour obtenir des conseils chaque fois qu’elle en avait besoin.

Une nuit, son enfant est devenu malade, et la mère a fait tout ce qu’elle savait faire pour aider mais le nourrisson décéda. Elle ne pouvait pas croire que l’enfant était mort et continua pendant plusieurs jours à bercer le bébé dans ses bras et lui chanter des comptines, espérant que le petit finirait par répondre.

Un voisin eu pitié d’elle et lui suggéra d’emmener le bébé au Bouddha, qui était en prêche à proximité. «Si quelqu’un dans ce monde peut aider votre enfant, c’est bien lui» dit le voisin.

Et Kisa alla au Bouddha, portant son enfant dans ses bras.

«Voulez-vous guérir mon bébé?» Demanda-t-elle au Bouddha. «Il dort et il ne parvient pas à se réveiller. »

Le Bouddha comprit le problème. Kisa ne pouvait accepter la mort. Mais il lui dit: «Oui, je peux vous aider à une condition: vous devez trouver en ce village une maison et demander au propriétaire de vous donner quelques graines de moutardes afin que je puisse faire une potion pour le petit. Simplement : la maison d’où proviendront les graines de moutarde ne doit jamais avoir connu la mort. « 

– J’y vais tout de suite, dit-elle, et je trouverai vite une telle maison.

Elle alla à la première maison et demanda au propriétaire s’il lui donnerait des graines de moutarde. Ces graines étaient communes et bon marché et le propriétaire n’a pas hésité à accepter de lui en donner une poignée.

«Il n’y a qu’une chose, dit Kisa, personne ne doit jamais être mort dans cette maison.

« Oh, dit le propriétaire, » alors je ne peux pas vous aider. Ma chère femme est morte dans son lit il y a un an. »

Kisa est alla dans une autre maison, et bien que le propriétaire ait été heureux de lui donner les graines, il devait admettre que son propre père était mort là plus tôt dans l’année.

Kisa allait d’une maison à l’autre et bientôt elle avait visité toutes les maisons de la ville.

Elle comprit, retourna au Bouddha et accepta avec tristesse d’enterrer son enfant.

Traduction par le moine QianXin, édition par Shi YaoXin